[Critique] Maps to the Stars : l’Hollywood nombriliste

David Cronenberg est un réalisateur de génie aimant taper là où ça fait mal dans des peintures acerbes de la société. Un constat partagé par tous, surtout par le cinéaste lui-même. Si son Maps to the Stars égratigne le petit monde d’Hollywood, c’est aussi l’occasion de s’apercevoir des limites d’un réalisateur devenu un poil nombriliste.

Pourtant il faut reconnaître qu’il n’a rien perdu de sa superbe en terme de maniement de caméra. La mise en scène se veut à la fois superbe et angoissante. Une plongée hypnotisante au cœur d’une starification malsaine. Le tout appuyé par un casting de haut vol mené par une Julianne Moore exceptionnelle et une Mia Wasikowska ensorcelante.

Puis Maps to the Stars dévoile son vrai visage : celui d’un Cronenberg m’as-tu-vu, se complaisant dans une surenchère graveleuse. Hollywood perd en profondeur, gagne en clichés, et se place en simple réceptacle d’une succession de scènes-chocs, comme une ode du réalisateur à son reflet. Un autosabotage dans les règles de l’art, du septième art.

Maps to the Stars est sorti le 21 mai 2014 au cinéma

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