[Critique] La Petite Reine : dopage à la québécoise

Sorti il y a presque un an dans sa contrée québécoise natale, La Petite Reine arrive au sein du festival du Québec parisien 2014 avec un sujet à scandale. Celui d’une vedette du cyclisme, Julie, qui éveille les soupçons sur son dopage secret et voit la fragilité des apparences se fissurer avec une vicieuse lenteur.

Un sujet délicat qu’Alexis Durand-Brault aborde avec une énergie du divertissement, aux multiples plans-séquences léchés et à la composition électronique pulsant aux rythmes des trépidations de la fragile jeune compétitrice. Sa comédienne, Laurence Leboeuf, vibre de l’équilibre précaire de son personnage et transmet avec une admirable subtilité les tourments inhérents à pareille situation.

D’une efficacité prompte à rassembler son public (voilà un film possiblement populaire), La Petite Reine sait aussi faire ressentir l’adrénaline de la course, quand bien même celle-ci concerne une portion réduite du film. Reste une dramaturgie peu discrète qui empêche le film de s’imposer comme un grand film.

La Petite Reine cherche un distributeur mais repasse le lundi 24 Novembre au Forum des Images.

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