[Critique] Jimmy P, le beau parleur

Présenté au Festival de Cannes en sélection officielle, Jimmy P. (Psychothérapie d’un indien des Plaines), réalisé par Arnaud Desplechin, est le film-ovni des sorties de cette semaine.

Benicio del Toro et Mathieu Amalric forment un duo fascinant et tendre, interprétant respectivement le patient ainsi que le anthropologue/thérapeute. Desplechin a relevé le défi de raconter visuellement une guérison, rendant l’amitié entre ces deux hommes sincère et puissante.

Le lyrisme et l’audace dans la mise en scène ouvrent une dimension poétique dans un film pourtant pragmatique. Cependant il manquerait un brin de dynamisme et d’humour pour relancer l’attention du spectateur pendant ces 2h de dialogues auxquels il est parfois dur de tenir tête.

Difficilement accessible par son discours et sa forme, Jimmy P. est l’un de ces longs-métrages qui ne laisse pas de marbre. Pourtant, impossible d’avoir un avis tranché non plus. Le spectateur reste sur sa faim face à un scénario étiré, dans lequel tout et rien ne se passe.

Article écrit par Cécile Ravidat.

Avis

6 Passable
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