Critique Swamp Thing saison 1 épisode 1 : horreur délicate

Après la Doom Patrol, DC Universe lance sa troisième série, Swamp Thing, dont le pilote annonce une saison aussi horrifique que réussie !

Une scientifique vient en renfort d’une petite ville de Louisiane pour endiguer une épidémie dévastatrice. Le pilote de Swamp Thing annonce du meilleur alors que la nouvelle série de DC Universe présente ses enjeux, ses personnages (dont Crystal Reed qui fait le boulot) et leurs relations tout en posant les bases attendues du comic de Len Wein et de Bernie Wrighton. Une terrifiante réussite.

Critique Swamp Thing saison 1 épisode 1 : horreur délicate
©DC Universe

La jeune plateforme de DC Comics réussit le tour de force de produire un show original, détonnant avec leurs autres productions, pour nous offrir une solide origin story super-héroïque, en prenant le temps de poser son ambiance horrifique. On sent que la patte de James Wan fait des merveilles à la prod’ tandis que Len Wiseman s’éclate comme un fou derrière la caméra. C’est bon, on est accro.

L’écologie vénère

Avec son image crasse et poisseuse, Swamp Thing mérite bien son nom en plaçant son histoire dans un paysage nocturne de superbes mangroves naturelles. L’occasion pour Wiseman de peindre un tableau noirâtre, étriqué, ou le surnaturel et l’horreur se mêlent astucieusement pour pointer vers un genre super-héroïque pour l’instant discret. Les savants fous et pandémies amènent aux références à Carpenter aussi bienvenues que les distances avec le comic originel sont inatendues. Une origin story efficace, lancinante, à l’imagerie rétro pour coller aux précédentes tentatives de donner vie à la créature, la violence trash en plus.

Critique Swamp Thing saison 1 épisode 1 : horreur délicate
©DC Universe

Car si la série de DC Universe parvient à initier son arc narratif, le choix de placer la série dans un genre horrifique marche du tonnerre. On n’évite pas certains clichés comme les incontournables jump scares ou les lents travelings mais l’horreur se veut virulente, percutante et malaisante. Les effets visuels y sont d’ailleurs très probants, où le mélange de stop motion et de CGI léchées offrent une nature crédible, luxuriante et sanguinolente. Miam. Dommage que les rebondissements et situations soient aussi prévisibles, ce qui vient perturber un peu notre effroi.

Dans la ville joliment nommée de Marais, Swamp Thing rode et devant cette originalité super-héroïque, nous on emménage définitivement.

La première saison de Swamp Thing est actuellement diffusée sur DC Universe.

Avis

8 superbe
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Axel PC

Entre deux passages sur le billard pour ressembler à l’arme X, ce créateur marginal allie réalisation et graphisme à l’écriture pour s’évader vers une galaxie lointaine. À l’affut de toute image mouvante, sa passion pour le cinéma et les séries ne s’estompe que pour fragguer quelques noobs.

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