Star Trek : Starfleet Academy, la toute nouvelle série de la franchise, arrive le 15 janvier sur Paramount+. En attendant, voici de quoi la situer dans la franchise.
Star Trek est une promesse d’exploration et d’aventure, sous le meilleur jour de l’humanité, avec à chaque épisode une planète qui vient en critique d’un élément de la société moderne. Mais toutes les séries ne tiennent pas cette promesse et leur qualité n’est pas toujours alignée avec la popularité de leur capitaine respectif.
11 – Star Trek : Enterprise (2001)
Un préquel 100 ans avant l’arrivée de Kirk et Spock, pour couvrir le premier voyage du vaisseau Enterprise premier du nom, c’était une bonne idée. Sur le papier. La série a échoué car l’écriture des personnages était bancale, les personnages féminins trop objectifiés, et une diffusion pas toujours accessible aux USA. Le capitaine Jonathan Archer incarné par Scott Bakula n’a pas suffi à convaincre. La fin qui fait apparaitre des personnages de Star Trek : The Next Generation termine le désaveu. A oublier.
10 – Star Trek : La série animée (1973)
Dans la continuité de la série originale, avec le capitaine Kirk et consorts, son objectif était d’ouvrir l’univers à un plus jeune public, avec des épisodes courts aussi. Mais elle a été écrite comme des épisodes de la série originale, avec des intrigues trop complexes, surement pour plaire aussi aux parents. A réserver aux amateurices de séries vintages et aux fans, elle reste agréable à regarder.
9 – Star Trek : Prodigy (2021)
Un orphelin qui ignore tout se des origines trouve et s’empare du vaisseau expérimental perdu, le Prodigy. Pas de capitaine ici. En 2 saisons, cette épopée bien écrite et rythmée apporte une animation plus moderne, et est plus adaptée au jeune public. A noter qu’il s’agit d’une des créations du nouveau showrunner, Alex Kurtzman (Star Trek : Discovery, Star Trek : Lower Decks). Hélas en raison de ses changements de plateformes et raretés de diffusion, elle a peiné à faire de l’audience et s’est terminée. C’est dommage, elle mérite sa chance si on peut y accéder.
8 – Star Trek : Voyager (1995)
Pour les plus anciens d’entre nous, c’est l’histoire de Cosmos 1999 ; le vaisseau Voyager est propulsé à l’autre bout du quadrant, et il faudra près de 100ans pour rentrer sur Terre. Comment s’organiser et survivre alors quand officiers et Rebels maquisards doivent cohabiter aussi longtemps ? C’est le problème que devra résoudre la capitaine Catherine Janeway. Cette bonne série était hélas trop longue pour son propre bien et a lassé. Elle s’est termine dans l’indifférence et n’a même pas eu droit à son propre film.
7 – Star Trek : The Original Series (TOS – 1966)
La série originelle, par qui Gene Roddenberry a posé les bases de son univers. Mais aussi des valeurs de la franchise, à savoir un équipage toujours inclusif. Il faut admettre qu’elle a parfois mal vieillie, et son capitaine Kirk est aussi imbuvable et sexiste que l’acteur qui l’incarne. Mais heureusement, il ne porte pas à lui seul la promesse de Star Trek : des aventures et des découvertes, dans un futur où l’humanité ne souffre d’aucune guerre ou inégalités. Une planète explorée par épisode, avec chaque fois une critique sociale de notre propre monde. Oui, c’était déjà politique.
6 – Star Trek : Discovery (2017) + Short Treks (2018)
Le début de cette série a déçu, et a hélas perdu beaucoup de monde en route. Le renouveau par le showrunner Alex Kurtzman s’avère sombre et incohérent. Du moins au début. Il aura fallu du temps pour que le capitaine Michael Burnham trouve sa direction et réponde presque à la « promesse de Star Trek ». Son tour de force réside dans ses valeurs d’inclusion, intégrées à l’écriture. Tant et si bien qu’on ne remarquera même pas que, sinon les personnages issus de la série d’origine, il n’y en a aucun d’homme blanc cis-hétéro valide, sur les 5 saisons.
5 – Star Trek : Deep Space Nine (DS9 – 1993)
Vous vous souvenez de la série Babylon 5 ? Et bien c’est son dérivé. Aux frontières cardassiennes et bajoranes, le capitaine Jake Sisko doit maintenir la paix dans sa station, comme un territoire neutre. Pas d’exploration ici, mais de la politique, de l’humour, des alliances, des trahisons, du commerce. Les personnages sont attachants, mais doivent évoluer dans une poudrière, et la guerre leur a laissé des traces. Une série d’une grande richesse !
4 – Star Trek : Picard (2020)
Le capitaine Picard / Patrick Stewart est si emblématique qu’il méritait bien sa série. Surtout, le monde entier a conspué la fin indigne de la série Star Trek : The Next Generation (dans Star Trek : Nemesis). Inégale au début, elle s’est conclue par une troisième saison magistrale qui est devenue la vraie fin pour chaque personnage. C’est touchant, dans le respect du matériel d’origine, et ça parvient à nous raconter de nouvelles choses.
3 – Star Trek : Lower Decks (2020)
Voilà ce qu’on obtient quand on écrit Star Trek sous l’angle des nouvelles séries d’animations pour adultes (Rick et Morty, Bojack Horsman). On suit les aventures des plus insignifiants membres du vaisseau le plus insignifiant de la flotte de Starfleet. A noter que The Orville est aussi passé par là, une parodie de Star Trek sortie en même temps que Discovery, et bien plus plébiscitée par les fans. Le showrunner Alex Kurtzman montre qu’il a entendu la leçon et a enlevé à Star Trek son balais dans le ***. Et ça fonctionne ! La série est un carton, et a même eu droit à un cross over dans le monde « réel » de Strange New World. Indispensable !
2 – Star Trek : Strange New Worlds (2022)
Le capitaine Christopher Pike, personnage secondaire dans la saison 2 de Star Trek : Discovery incarné par Anson Mount, a connu une telle popularité qu’il aurait été dommage de ne pas adapter ses aventures. Et heureusement, car ce spin off fait oublier la série dont il est issu. La série permet de découvrir les débuts du futur équipage emblématique de la série originelle. On revient aux bases de la promesse de Start Trek, avec de l’exploration, une écriture épisodique. Et tout en respectant le matériel d’origine, lui confère une esthétique moderne et optimiste. Un plaisir !
1 – Star Trek : The Next Generation (TNG – 1987)
Il n’était pas facile de faire oublier l’équipage de Kirk. Un Patrick Stewart au moins était nécessaire. Mais aussi une écriture philosophique, qui gère les conflits par la diplomatie, mettant chaque fois en avant le potentiel de l’humanité, à devenir chaque fois meilleure. C’est d’ailleurs le sujet de l’épisode pilote, certes ennuyeux, mais nécessaire pour introduire l’équipage le plus populaire, dans des aventures qui répondent parfaitement à la promesse de Star Trek. Elle a même eu droit à sa série de films, dont Star Trek : First Contact qui reste une reference dans la saga! S’il ne faut voir qu’une seule série, c’est bien celle-ci.
Mention Spéciale – The Orville (2017)
Dans cette parodie de Star Trek créée par Seth MacFarlane, le capitaine Ed Mercer explore la galaxy avec comme second imposé, son ex femme, et un équipage aussi improbable qu’attachant. La série reprend le format où chaque planète visitée est une critique de la société moderne. Ce qui est remarquable, c’est son écriture acrobatique qui parvient à adresser des sujets comme l’identité de genre avec beaucoup de justesse, au milieu de blague potaches. Plébiscitée par les fans, elle est la série qui « fait du Star Trek mieux que Star Trek ». Des acteurs de la franchise passeront même faire des caméo. A voir absolument.
