Cannes 2021 – jour 3 et 4 : en retard, toujours en retard

« En retard, toujours en retard« . Parfois dans la vie, on se sent comme le lapin d’Alice aux pays des merveilles. Heureusement, il existe souvent des raccourcis pour être à l’heure. Le mien, c’est de parler du jour 3 et 4 durant ce Festival de Cannes 2021 dans un même article. De la triche, certes, mais nécessaire pour arrêter de courir après le temps.

Bref, Cannes dans tout ça ? Eh bien le cinéma de qualité répond présent. Les Japonais, en la personne de Ryusuke Hamaguchi, démontrent une énième fois la grandeur de leur cinéma avec Drive My Car, fresque intimiste magnétique. Côté Français, c’est la réalisatrice Mia Hansen-Løve qui arrive avec un film plein de charmes, Bergman Island, qui fera plaisir à tous les adorateurs du célébrissime cinéaste suédois, Ingmar Bergman.

Cannes 2021 - critique Drive my Car

Pour autant, je n’ai toujours pas ma palme d’or. Si Drive My Car est un bon prétendant, il manque de la force émotive nécessaire pour faire basculer en jury dans son ensemble en sa faveur – encore une fois je prends des risques avec mes pronostics.

Côté semi-déception (je ne parle pas du Sean Penn qui s’est encore une fois planté), le nouveau film du réalisateur de Leto (Kirill Serebrennikov), La fièvre de Petrov, m’a plutôt déstabilisé. Œuvre foisonnante et délirante mais un peu hermétique, on en sort sans trop savoir ce qu’on en a pensé. À méditer.

Sinon, le Wes Anderson, The French Dispatch, arrive en force au Festival. Mon billet n’étant pas encore validé pour demain soir, je vais tenter le tout pour le tout ce soir en m’incrustant à la séance de 22h30. Taux de réussite attendu : 0,06%.

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Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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