Quand des pans de notre culture disparaissent au craquement d’une allumette

Plus personne ne pourra parcourir ou étudier ces pages de l’herbier centenaire… Dans le cadre d’un prêt à l’herbarium de Brisbane (Australie), un herbier du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), datant du XIXe siècle et contenant 105 spécimens à valeur scientifique et historique a été incinéré par les services de biosécurité de l’île-continent.

Au rang des plus grosses pertes figurent 6 « types » : des échantillons de référence à partir desquels avaient été décrites ces nouvelles espèces , ainsi que des spécimens historiques, datant de la fin du XVIIIe, et collectés pendant la mission partie à la recherche de La Pérouse. 230 ans partis en fumée, sans avertissement préalable, car «il manquait des documents de quarantaine pour passer la douane» explique le site du Guardian. «C’est une perte irréparable», déplore Michel Guiraud, directeur des collections du Muséum, sur Franceinfo.

Cette boulette irréparable ne concerne pas seulement la perte d’un témoignage passé : c’est une vision de la biodiversité à jamais disparue, une amputation sur les connaissances floristique et les témoignages scientifiques d’une époque au travers des techniques et des matériaux utilisés.

Les prêts pour les autres pays sont pour le moment suspendus et seule subsiste désormais une numérisation de ce précieux herbier… Espérons que le ransomware WannaCry ne vienne pas se mêler à l’histoire…

 

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Ida Gonthier

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