Mihuma, qualités et défauts du slam

Huit ans après sa révélation au grand public par Grand Corps Malade, le slam, texte poétique urbain mis en musique, n’est pas mort. Mihuma, artiste parisien, reprend le flambeau pour un premier album Les esprits clairs voient dans le noir. Ce projet a même le privilège d’avoir quelques collaborateurs de qualités. Le bassiste des Rita Mitsouko, le producteur du regretté Alain Bashung et même Francis Lalanne.

Les lyrics de Mihuma dépeignent une société sombre dans laquelle les relations humaines sont belles. La voix basse, posée, tend vers des passages rappés de temps à autre quand le rythme le permet… ce qui n’arrive que très rarement. Les featurings quant à eux apportent de la fraîcheur et « réveille » quelque peu l’auditeur.

Musicalement, les neuf titres sont assez variés et joliment composés. Tout en restant dans un univers rock, la production fait preuve d’un éclectisme à féliciter. Ce qui fait la force et la faiblesse de cet opus, mais qui est générique à ce style musical : les paroles et les textes sont interchangeables à souhait. Un album sérieux, mais à conseiller au fan du genre.

Avis : 5/10,

Les esprits clairs voient dans la nuit sorti le 24 mars 2014.

Article écrit par Julien Ferreira.

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