Anecdotique mais mignonnet, Hasta Manana a la fraîcheur des œuvres de jeunesse. Réalisé par Olivier Vidal et Sébastien Maggiani, réalisateur de 16 ans à l’époque, le film fait mouche tant on sent la passion impliquée dans l’élaboration de ce projet.
Bonne idée de départ : celle d’associer deux conteurs. Le premier n’agit pas, il ne pense qu’à écrire et à son idole Claude Lelouche. L’autre raconte ses propres aventures. Dans Hasta Manana, l’action et l’imagination se mêlent harmonieusement pour une réflexion somme toute pertinente sur la posture artistique. Récit d’apprentissage autant que portrait des jeunes marginaux, le scénario étonne par une construction solide, bien que sans originalité, qui témoigne du sérieux de ses deux créateurs.

Dommage alors que la réalisation se révèle aussi plate, presque télévisuelle, et que l’approfondissement psychologique du personnage principal soit si maladroitement esquissé. Le manque de maturité des cinéastes est sans doute en cause. C’est pardonné. Le film fera un total de 4 000 entrées en salles seulement.
Fiche technique :
Réalisation : Olivier Vidal et Sébastien Maggiani
Durée : 80 minutes
Casting : Amir Ben Abdelmoumen, Mehdi Nebbou, Delphine Depardieu, Jean-Christophe Bouvet
Date de sortie : 30 juillet 2014
Synopsis : Orphelin depuis son jeune âge, Léo grandit au foyer des Cigales. Fragile, il s’est réfugié dans l’écriture et rêve d’être lu par son idole de toujours, le réalisateur Claude Lelouch. Il passe ses journées avec Nino, jeune adolescent de douze ans qui réside lui aussi au foyer. Ils sont inséparables, comme deux frères. Un jour, Nino disparaît avec la nouvelle que Léo vient de terminer. Il a laissé un mot expliquant les raisons de sa fugue : trouver Claude Lelouch et lui apporter l’histoire. Au fil de son périple, Nino envoie des lettres à Léo, lui contant l’évolution de son aventure. Léo se doute que les raisons de la fugue de son ami, sont d’une autre nature.
Hasta Manana est sorti au cinéma le 30 juillet 2014
AVIS
Une réalisation plate, avec une écriture maladroite et remplie de clichés, mais aussi de bonnes intentions. Le projet manque de maturité, lui qui cherche à parler de la douceur de la jeunesse.

