[Critique] Du vent dans mes mollets (de l’enfance)

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En adaptant le roman autobiographique Du vent dans mes mollets de Raphaël Moussafir avec sa proche collaboration, Carine Tardieu laisse transpirer à l’écran une sincérité qui s’avère salvatrice, voire percutante.

Suivant le parcours de Rachel, presque 9 ans, enfant obsédée par la mort et décontenancée par des parents au quotidien relâché, le récit épouse en premier lieu une vision curieusement désenchantée de l’enfance. L’asociabilité et l’observation mutique de Rachel en font une enfant difficile à saisir, mais terriblement attachante. Sa foudroyante amitié avec Valérie, négatif issu d’une famille à la cool, permet de faire avancer la narration avec une cohérence ténue et traverse avec intelligence les passages obligés du genre (initiation au sexe, au refus de l’autorité, à l’initiative…).

Toujours à bonne hauteur d’enfance, le récit transpire la sincérité de vie et trouve un savoureux point d’équilibre avec une mise en scène inventive et presque onirique. Jusque dans un final inquiet, décochant droit dans le cœur de son spectateur une question émue sur la perte de l’innocence.

Du Vent dans mes Mollets est disponible en DVD et Blu-Ray chez Gaumont, et sorti en salles le 22 août 2012.

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Avis

7.5 Passable
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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