• Le Récap’
  • Cinéma
  • Jeu Vidéo
  • Littérature
  • Musique
  • Série
  • Spectacle
Facebook Twitter Instagram TikTok
Nous aider
L'Info Tout Court
  • Le Récap’

    Judithe Godrèche, The Death of Robin Hood, Casse-Noisette… notre récap’ de la semaine

    11 janvier 2026

    Teasers Avengers Doomsday, Shrinking, Sleeping Dogs… notre récap’ de la semaine

    4 janvier 2026

    Brigitte Bardot, Peaky Blinders, procès de Nintendo… notre recap’ de la semaine

    28 décembre 2025

    Lucky Luke, Rob Reiner, DLC de Clair Obscur… notre récap’ de la semaine 

    21 décembre 2025

    Avatar, Supergirl, Lara Croft… notre recap’ de la semaine

    14 décembre 2025
  • Cinéma
    8

    Critique La Grazia : la politique de l’émotion

    10 janvier 2026
    4.5

    Sortie Blu-Ray, DVD & VOD – Bambi la Vengeance : revanche manquée

    7 janvier 2026
    6.5

    Critique Father Mother Sister Brother : l’art du malaise familial selon Jarmusch

    6 janvier 2026
    8

    Critique Les Échos du Passé (Sound of Falling) : douleur, es-tu toujours là ?

    5 janvier 2026

    Quels sont les meilleurs et pires films de 2025 de l’Info Tout Court ?

    31 décembre 2025
  • Jeu Vidéo

    Splinter Cell Deathwatch : interview du réalisateur Guillaume Dousse (Flee)

    3 janvier 2026

    Star Citizen : gameplay, modes de jeu, sortie… le récap’ de tout ce qu’il faut savoir

    2 janvier 2026

    Quels sont les meilleurs et pires jeux vidéo de 2025 de L’Info Tout Court ?

    27 décembre 2025

    Xbox Series : la console a-t-elle encore un avenir ?

    26 décembre 2025

    Mafia The Old Country : retour aux sources ou franchise qui dort avec les poissons ?

    26 décembre 2025
  • Littérature
    8

    Critique Don Juan des Flots – Acte II : petites tragédies

    8 janvier 2026
    9

    Critique Lady Nazca : suivre sa ligne intérieure

    6 janvier 2026

    Quels sont les meilleurs livres de 2025 d’après Céline ?

    28 décembre 2025
    10

    Critique 1991 : retour aux origines de Sharko

    22 décembre 2025
    8

    Critique Celle & Celui qui… : deux BD pour la curiosité

    15 décembre 2025
  • Musique

    Quels sont les meilleurs et pires albums de musique de 2025 selon Léa ?

    26 décembre 2025

    Bad Bunny : notre top de ses albums

    2 décembre 2025
    6

    Critique Hélé : Héléna sacrée nouvelle égérie de la pop sucrée

    28 novembre 2025
    5.5

    Critique La fuite en avant : Orelsan en daron défaillant du rap game

    15 novembre 2025
    8

    Critique Kneecap : biopic indépendantiste sous acide

    24 juin 2025
  • Série

    Stranger Things saison 5 : c’est quoi le Conformity Gate ?

    10 janvier 2026

    The Pitt : pourquoi le Dr. Heather Collins (Tracy Ifeachor) n’est pas dans la saison 2 ?

    9 janvier 2026
    7.5

    Critique Task Saison 1 : polar au-delà du bien et du mal

    8 janvier 2026

    Splinter Cell Deathwatch : interview du réalisateur Guillaume Dousse (Flee)

    3 janvier 2026

    Quelles sont nos meilleures et pires séries de 2025 ?

    29 décembre 2025
  • Spectacle

    Quels sont les meilleurs spectacles de 2025 selon Mélina ?

    30 décembre 2025
    7

    Critique Mortality : l’âge de raison pour Ricky Gervais ? (spoilers)

    30 décembre 2025
    10

    Critique Walt, la folie Disney : autopsie d’un génie de son siècle

    8 décembre 2025
    8.5

    Critique Chat Botté, le musical : une revisite pleine de panache du célèbre conte

    1 décembre 2025
    6

    Critique Honda Romance : entre introspection et maladresse

    17 novembre 2025
Facebook Twitter Instagram TikTok
Nous aider
L'Info Tout Court
Accueil - Critique The Substance : cosmétique de body horror
Festival de Cannes 2024 - Critique The Substance : cosmétique de body horror
© Metropolitan Films
Cinéma

Critique The Substance : cosmétique de body horror

Charley Charley31 octobre 2024Aucun commentaireIl vous reste 5 minutes à lireUpdated:31 octobre 2024
Partage
Facebook Twitter WhatsApp

Coralie Fargeat a fait sensation au Festival de Cannes avec The Substance, une satire à la fois perverse et complètement jubilatoire sur le jeunisme de notre société. Du body horror comme on en a jamais vu, porté par un superbe duo Demi Moore/Margaret Qualley. Attention, à consommer l’estomac vide !

The Substance à Cannes ce n’était pas gagné d’avance. En effet, ce second long-métrage de la française Coralie Fargeat arrive 7 ans après le très réussi Revenge. Une série B au plot classique, mais à l’exécution admirable. Pourtant, même les hectolitres de sang de ce premier film ne nous ont pas préparé à The Substance, projet aux multiples influences.

The Substance : conte noir sur le jeunisme toxique

The Substance débute via un énigmatique plan où une seringue injecte un actif chimique dans un jaune d’œuf : ce dernier va ainsi se cloner en une 2e cellule d’ovalbumine ! Une note d’intention impeccablement établie, tandis que nous découvrons ensuite la star Elisabeth Sparkle (Demi Moore). Après une séquence tout aussi brillante illustrant le passage du temps à travers un plan-fixe de son étoile sur Hollywood Boulevard (peu à peu salie et vieillie), nous découvrons l’actrice désormais réduite à animer une émission d’aérobic.

Délaissée par son producteur nommé Harvey (un Dennis Quaid génialement bouffon et misogyne), Elisa va découvrir la fameuse Substance. Délivrée par une obscure compagnie pharmaceutique anonyme, le concept est simple : une injection du fameux principe actif permet de générer un double plus jeune, plus beau, plus parfait. La consigne est simple : il faut impérativement partager le temps (chacun 7 jours puis on switche, sans exception) !

Festival de Cannes 2024 - Critique The Substance : cosmétique de body horror
© Metropolitan Films

Bien évidemment, les choses ne vont pas nécessairement se passer comme prévu, alors que la jeune Sue (Margaret Qualley) va réclamer plus de temps, plus encline à enchaîner les juteux contrats de télévision et les opportunités liées à son caractère sexy/juvénile ! Et de ce canevas fantastique extrêmement simple, Coralie Fargeat va dérouler un vrai jeu de perversité jusqu’à des proportions assez inouïes.

Entre références et irrévérence

The Substance devient alors une critique non-déguisée (mais acerbe) du male gaze et du jeunisme ayant gangrenés le milieu de l’entertainment, tirant à boulets rouges sur sur Hollywood comme pouvait le faire avec virulence et transgression Paul Verhoeven : on pense évidemment à Robocop, Starship Troopers et Showgirls dans la même capacité critique et acide des pontes et exécutifs derrière l’industrie du rêve.

Festival de Cannes 2024 - Critique The Substance : cosmétique de body horror
© Metropolitan Films

Point de grosse subtilité dans The Substance, mais à travers une mise en scène convoquant Kubrick, Carpenter, De Palma ou Cronenberg, Fargeat parvient à imposer sa patte et accéder à une vérité sur le rejet de notre propre corps vieillissant face aux diktats publicitaires. Le personnage de Demi Moore (qui nous abreuve de la meilleure performance de sa carrière, à la fois tout en vulnérabilité et audace) sera le prisme de la problématique universelle du film, notamment via une scène tristement touchante de rendez-vous annulé, et où le maquillage face à son propre reflet devient un réel enjeu dramatique et traumatique !

Mais plus encore, c’est véritablement à travers le cinéma de genre que The Substance exploite un savoureux cercle vicieux (qui parvient à nous tenir sur les 2h20 de métrage !), tandis que la dette corporelle subie par Elisa ne nuira que peu de temps à son désir d’expérimenter un quotidien plus facile en temps que Sue.

Satire gonzo

Coralie Fargeat use à merveille de la physicalité de Margaret Qualley afin de mieux accentuer le regard masculin sur le corps féminin. Ce sera particulièrement vrai lors des passages de fitness retransmis à la télévision, où la star devient objectifiée et sexualisée à outrance. Et c’est via cet abord sardonique que The Substance va peu à peu délaisser l’étrangeté pour complètement s’enfoncer dans le potache et la violence ultra-gonzo.

Festival de Cannes 2024 - Critique The Substance : cosmétique de body horror
© Metropolitan Films

Dès sa première partie, la mise en scène alliée au montage extrêmement précis de Coralie Fargeat propose quelques visions de body horror évitant toute réappropriation facile (allergiques aux aiguilles s’abstenir). Le but n’est jamais de choquer, mais là encore plutôt de véritablement jouer avec le spectateur, avant que The Thing ou La Mouche ne deviennent les véritables influences d’un 3e acte jubilatoire dans son humour noir.

Body Horror qui transforme le pus en or

Un exutoire cathartique qui lâche définitivement les chevaux, proposant des visions de gore que l’on a rarement vu à un tel degré au cinéma. Rien de dérangeant (même si le travail de prosthetics est littéralement « monstrueux » !) vue l’énergie comique affichée (jusqu’à son final savoureusement ironique !), mais difficile de nier la jubilation de ce The Substance, avant tout vrai film de mise en scène.

Coralie Fargeat a passé plus d’un an et demi sur le montage, et inutile de dire que cela se ressent, parvenant à une musicalité sans temps mort, et une narration purement visuelle la plupart du temps. Associée à une excellente production design et un sound design électrisant, The Substance devient dès lors un ride à la fois complètement irrésistible, superbement organique, et incroyablement maîtrisé. Bref une petite référence instantanée du genre !

The Substance sortira au cinéma le 9 novembre 2024. Retrouvez tous nos articles du Festival de Cannes ici.

avis

9 horreur jubilatoire

Avec The Substance, Coralie Fargeat signe sans nul doute le meilleur body horror depuis plusieurs décennies, ressuscitant un genre pour mieux tirer à boulets rouges sur le male gaze gangrénant l'industrie du divertissement. Portée par un duo Demi Moore/Margaret Qualley parfait, une fabrication de très haut niveau et une audace dans ses effets qui laisse pantois, on tient là un film culte instantané !

  • Moyenne des lecteurs (1 Votes) 8.5
Cannes
Partager Facebook Twitter WhatsApp

Articles en relation

8

Critique La Grazia : la politique de l’émotion

4.5

Sortie Blu-Ray, DVD & VOD – Bambi la Vengeance : revanche manquée

6.5

Critique Father Mother Sister Brother : l’art du malaise familial selon Jarmusch

Laisser une réponse Annuler la réponse

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Nos articles du moment
  • Top 10 des meilleures séries Netflix en 2025
  • Top 10 des films Netflix en 2025
  • Avatar - De Feu et de Cendres : explications sur l'histoire, la fin et le futur de la saga (SPOILERS)
  • Stranger Things saison 5 - c’est quoi le Conformity Gate ?
  • Cannes 2025 - Critique Qui brille au combat : quand l'intime devient une tranchée
  • Concours

Concours -terminé- La Furie des Vampires : 2 combos Blu-Ray + DVD à gagner !

29 septembre 2025

Concours -terminé- De Mauvaise Foi : 3 DVD à gagner !

12 septembre 2025
  • La rédaction
  • Nous contacter
  • Vous faites L’Info Tout Court
  • Partenaires
  • Politique de confidentialité
  • Mentions Légales

Logo CFC 2019

Tapez votre recherche et appuyer sur Enter. Appuyez sur Esc pour annuler.