Collector’s Cove se la joue tout doux, tout détendu. Pêche, agriculture et découverte d’îles promettent détente sans prise de tête.
Collector’s Cove nous balade d’îles en îles, sur le dos d’une créature marine toute chou. Ces terres lointaines et inconnues sont peuplées d’espèces marines et végétales qui leurs sont propres. Attrapez-les tous, comme dirait l’autre ! Entre pêche et cultures de fruits et légumes, Collector’s Cove trouve ainsi sa place. Sans pression, il laisse chacun aller à son rythme, sans quêtes compliquées ou tordues qui ralentiraient ou baliseraient la progression. Tout simplement, notre personnage principal reçoit de temps à autres, quelques lettres évasives de sa famille. Rien d’autre. The world is yours : vous faites ce que vous voulez, quand vous voulez ! Bienvenue à bord de ce jeu indé développé par le studio allemand VoodooDuck.
Paradisiaque
Collector’s Cove est de ces jeux qui font souffler un vent de liberté sur nos consoles. Ses graphismes travaillés lui confèrent une atmosphère terriblement mignonne. Il ne vous aura pas manqué de vous rappeler un certain Animal Crossing. Mais rassurez-vous, Collector’s Cove développe une patte différente. Baigné de couleurs pastel et de reliefs tout en rondeur, il se taille une place bien à lui. Très fluide et presque dénué de chargements, nous naviguons très aisément entre les menus et les espaces. Sa bande-son simple, mais efficace, parachève de nous embarquer à bord de cette adorable aventure.

Ce jeu mise sur la totale liberté d’exploration de son univers. Il s’en trouve dès lors particulièrement pratique et adapté au format nomade des Switch. Nous pouvons y jouer en coup de vent pendant 10 minutes, comme s’atteler à une longue session de 3 heures (ne sous-estimez surtout pas son potentiel addictif !). Le titre est doté de quatre zones différentes, chacune à thème. Il a fait simple : nous débutons dans une zone tropicale tout à fait classique. Débloquer les futurs espaces est conditionné, certes, par la réalisation de quêtes, mais elles sont si peu contraignantes qu’elles se complèteront très aisément. Se dévoileront ainsi à nous, des îles aux thèmes du printemps japonais, de l’horreur et de l’ère glaciaire. Généreux jusque dans sa durée, il faudra une trentaine d’heures pour découvrir toutes les zones et leurs espèces. Mais vous pourrez facilement exploser les compteurs. Le jeu permet de générer des zones à l’infini pour pêcher et cultiver jusqu’au bout des temps.
Gare à la dérive
Collector’s cove s’articule ainsi autour de la pêche, de la culture de plantes endémiques de chaque zone et le craft d’équipement. Pour gagner en niveu et débloquer la prochaine zone, il faut découvrir de nouvelles espèces et leurs variantes mythiques. Comme dans Animal Crossing, de nombreux poissons ne se montrent qu’à certaines conditions; la météo varie en temps réel et le jeu suit un cycle jour/nuit. Toutefois, il va un peu plus loin en approfondissant certains aspects de gameplay. La pêche sera légèrement plus technique, si nous tirons trop fort la ligne se rompt et le poisson se fait la malle. De plus, et c’est la différence fondamentale, nous pouvons fabriquer des appâts et de l’engrais. Découvrir leurs recettes et collecter leurs ingrédients pimente l’aventure. Ces consommables seront nécessaires à l’obtention des variantes mythiques.

Collector’s cove paraît presque parfait, présenté sous ses beaux atours. Pourtant, il atteint trop rapidement sa vitesse de croisière. Quelques heures suffisent pour arriver au bout de ce qu’offrent les mécaniques et les décors. Il est à ce propos particulièrement dommage que les puzzles pour obtenir des trésors ne se complexifient pas. Ainsi, peu importe l’enrobage saveur bonbon japonais ou menthe glaciale, au bout d’une quinzaine d’heures, découvrir de nouvelles iles ne revêt plus aucun intérêt. Peu approfondi, le titre ne compte qu’une vingtaine d’espèces de poissons et de plantes. C’est peu… et il n’était pas bien difficile d’en incorporer quelques unes de plus, comme elles ne sont pas à inventer, seulement à modéliser. Il lui manque aussi ce petit supplément, comme les fossiles d’Animal Crossing, ou une intrigue plus marquée, pour continuer à encourager l’exploration après avoir rempli son carnet de découvertes.
Au creux de la vague
À la croisée des jeux cosy/casual comme Animal Crossing et Harvest Moon, Collector’s Cove propose une aventure toute mignonne et sans pression, qui sent bon la guimauve. Très agréable à jouer par sa fluidité et ses graphismes, il a su se tisser avec brio un petit cocon tout doux. Toutefois, il tend à se montrer, au terme de quelques heures seulement, quelque peu répétitif. Finalement un peu léger dans son contenu, il avait le potentiel d’aller plus loin, garnir son vivier de plus de poissons et ses champs de davantage de fruits et légumes.
Collector’s Cove est sorti le 12 mars sur PC, Ps5 et Switch 1 et 2.
Avis
Collector's Cove repose sur un triptyque pêche, agriculture, découverte particulièrement efficace et addictif. Pour cela, il peut vivement remercier ses graphismes soignés et sa grande fluidité, qui nous permettent de prendre grand plaisir à l'explorer. Toutefois, il devient, au fil du temps, légèrement répétitif. La faute à un manque d'ambition dans le développement de son univers. Quelques collectibles spéciaux, comme les fossiles d'Animal Crossing, ou plus de puzzles sur les îles, lui auraient permis de s’essouffler moins vite.
- Scénario
- Gameplay
- Graphismes
- Bande-son
- Durée
