[Critique] Titli et le renouveau indien

Difficile de ne pas évoquer Titli sans l’inscrire dans le renouveau que connaît le cinéma indien depuis quelques années. A l’instar de la dureté d’un Anurag Kashyap, ce premier long-métrage signé Kanu Behl met en lumière une population marginalisée et précaire dont la violente délinquance constitue le quotidien.

Pourtant, le parcours du jeune Titli désireux de s’extraire de sa menaçante famille n’empreinte que peu aux canons de l’univers gangstérisé. Ici, les très nombreux surgissements de cris ensanglantés dessinent une macabre réalité et les malencontreux sujets de société se croisent afin d’être mieux déjoués. Kanu Behl affirme avec fracas son envie de secouer la fourmilière et malmène son montage pour mieux secouer son audience.

Cette affirmation presque provocatrice – si elle s’avère être nécessaire à son intégrité – lasse quelque fois en raison de son systématisme. Si l’on ne parvient pas à deviner le déroulement pivotant d’un scénario complexe, on peut tout de même s’attendre à la prochaine réaction incontrôlée de tel ou tel personnage et à la mauvaise pente qu’elle lui fera prendre. Une situation qui pèse sur un film pourtant à saluer au sein de son paysage.

Titli sort le 6 Mai 2015 au cinéma, après son passage à Un Certain Regard cru 2014.

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