Critique The Passage saison 1 : Je suis une gentille légende…

Si le pilote de The Passage restait timide, le reste de la première saison s’est montré concluant à défaut d’être exceptionnel.

Des vampires confinés servent de cobayes à des expérimentations scientifiques alors qu’une apocalypse s’annonce inévitable. Le premier tome du roman The Passage de Justin Cronin vient d’être adapté par la Fox sur 10 épisodes mêlant intrigue fantastique et thriller apocalyptique. On y suit l’évolution vampirique d’une petite fille, une focalisation qui permet d’expliquer « scientifiquement » une fin du monde à la Je suis une légende.

Critique The Passage saison 1 : Je suis une gentille légende…
©Fox

Sur le papier, tout dans The Passage pouvait intriguer. Loin des vampires métrosexuels de Twilight & Cie, la série de la Fox propose des monstres sanguinaires (et sanguinolents) aux pouvoirs psychiques envahissants. Avec les scientifiques louches et le gouvernement qui pointe son nez dans ces avancées militaires et sanitaires biologiques, le complot promettait d’être salé. Surtout qu’avec la focalisation de la jeune fille, le contraste gore et implacable pouvait annoncer une série sans concession. Hélas.

The Passage, dur labeur…

Jamais The Passage ne tentera quoique ce soit pour nous déstabiliser. Avec un manichéisme déplacé et des méchants pas vraiment méchants (chacun ayant ses raisons), toute la sève narrative disparaît. L’exposition scénaristique fini de colmater le peu de questions restées en suspend alors que l’intrigue est prémâchée par des flashbacks et la violence des propos sérieusement reconsidérée. L’essence du livre de Cronin ressemble à un tableau aseptisé, privé de ses multiples timelines pour nous proposer un show linéaire sans aucune tension horrifique.

Critique The Passage saison 1 : Je suis une gentille légende…
©Fox

On aurait pourtant apprécié voir des rêves télépathiques dérangeants et une imagerie bien crade, rehaussée par des litrons d’hémoglobine. Sauf que The Passage reste bien trop sage, à l’image de la relation (pourtant réussie) de Mark Paul Gosselaar et de la jeune Saniyya Sidney. Un peu cliché mais attendrissant, la figure familiale ancre des rapports usuels dans une situation qu’on attendait surnaturelle. C’est gentil alors qu’on voulait du sale !

The Passage reste une série qui se regarde bien, où cette introduction trop polie devrait servir à développer la véritable intrigue, celle survivaliste et horrifique d’une saison 2 dont on attend le renouvellement.

La saison 1 de The Passage est disponible sur Fox.

Avis

5 trop gentille
  • User Ratings (0 Votes) 0

About Author

Axel PC

Entre deux passages sur le billard pour ressembler à l’arme X, ce créateur marginal allie réalisation et graphisme à l’écriture pour s’évader vers une galaxie lointaine. À l’affut de toute image mouvante, sa passion pour le cinéma et les séries ne s’estompe que pour fragguer quelques noobs.

Leave A Reply