La série la plus sulfureuse qui soit est de retour ! Spartacus House of Ashur est ainsi une suite/spin-off prenant place après la précédente série de Steven S. DeKnight. Le cocktail de violence, de sexe et de complot est ainsi toujours présent, dans une itération aussi galvanisante que jouissive !
Spartacus House of Ashur fait office de projet qu’on attendait pas spécialement, et pourtant le doux souvenir de la série originelle nous oblige à replonger au premier siècle avant Jésus Christ. Pour rappel, Spartacus (les 3 saisons + la préquelle Gods of the Arena) réimaginaient la révolte des gladiateurs face à Crassus. Les esclaves contre la folie décadente des Romains donc, dans un mélange de violence gore outrancière, de sexe sulfureux, et de manigances politiques perverses.
Game of Gladiators
Un résultat qui n’a pas eu le tampon prestige d’un Rome ou Game of Thrones, mais dont le traitement comic book et brut de décoffrage affichaient tout de même un goût pour l’action graphique et l’absence salvatrice de limites. En définitive, une belle pioche qui s’est conclue il y a bientôt 13 ans, et que le showrunner Steven S. DeKnight ramène à la vie dans le but de continuer un récit pourtant clos.

Cela tombe bien, Spartacus House of Ashur se déroule en réalité quelques temps après la mort du libérateur Thrace et des centaines d’esclaves crucifiés. La subtilité néanmoins : la série débute par un prologue sous forme de purgatoire, alors qu’Ashur (Nick E. Tarabay) rencontre Lucretia (Lucy Lawless en cameo) dans l’au-delà dans le but d’obtenir une seconde chance.
Ainsi, dans Spartacus House of Ashur, le fameux syrien ayant trahi les siens n’a pas été tué. Au contraire, il a été récompensé par Crassus du ludus de Batiatus. Désormais affranchi, le personnage va néanmoins devoir naviguer dans les eaux troubles de la politique romaine, tout en formant de nouveaux gladiateurs pour verser le sang dans l’arène !
Same game, new players
House of Ashur fait donc irrémédiablement penser à la formule de Gods of the Arena, mettant au même niveau d’importance les intrigues du ludus (évoluant auprès des divers gladiateurs) et celles à l’extérieur avec les Romains. Le dénominateur commun tient donc en la personne d’Ashur. Nick E. Tarabay se révèle excellent en retrouvant son rôle, à la fois sensible et manipulateur, dans une configuration plus trouble qu’auparavant.

Ni gentil ni antagoniste, Ashur est le substrat parfait pour explorer cette Rome pervertie par des individus aveuglés par leur soif de pouvoir. Ex-gladiateur (et donc proche des hommes qu’il forme), ex-étranger (donc pas complètement adopté par les patriciens) et sincèrement enclin à prendre un chemin rédempteur, Ashur est un anti-héros que le spectateur se plait à suivre. Mais comme toujours, les machinations externes (notamment via César, sa compagne Cornélia, Pompée ou bien le laniste rival Proculus) vont pousser le personnage à sortir de sa ligne de conduite, si bien que la dramaturgie est avant tout centrée sur les sinueux sentiers d’un code moral impossible à tenir dans ce monde de veuleries.
Cocktail toujours aussi jouissif
Tous les ingrédients sont donc présents dans Spartacus House of Ashur, proposant des pugilats armés et ultra-violents (en plus d’être acrobatiques voire over-the-tops) encore plus soignés en terme de technique ou de découpage. La nudité et toujours de mise (et avec parité !) lors de séquences résolument érotiques raccord avec sa période, tandis que la BO signée Joseph DoLuca est encore une fois de toute beauté.

Et si la formule reste initialement en terrain connu, cette Saison 1 de Spartacus House of Ashur plante efficacement son casting secondaire (quitte à en sacrifier également !). En particulier Claudia Black (éternelle Aeryn Sun de Farscape et Chloe Frazer d’Uncharted) et Jaime Slater (la femme du showrunner) en « nouvelles Lucretia » ; Graham McTavish en Doctore ultra charismatique ; et Tenika Davis pour incarner la première gladiatrice Achilla.
On retrouve ainsi cet univers comme dans des chaussons, alors que Spartacus House of Ashur pousse à nouveau les potards à fond (à l’heure où les plate-formes n’osent plus grand chose à ce niveau), sans oublier l’écriture ou le développement de ses personnages. Et alors que le final de cette saison se conclue sur un cliffhanger jouant à nouveau avec l’Histoire, on espère que la suite sera rapidement en chantier !
Spartacus House of Ashur est disponible sur OCS
avis
Spartacus House of Ashur aurait pu tomber dans les travers d'une suite facile. Mais Steven S. DeKnight rabat les cartes vis-à-vis du personnage impeccablement campé par Nick E. Tarabay dans un mélange toujours aussi jubilatoire de violence, de sexe et de machinations politiques. Un retour en belle forme !

5 commentaires
« Claudia Black (éternelle Aeryn Sun de Farscape et Chloe Frazer d’Uncharted). » C’est aussi Vala Mal Doran dans Stargate SG-1.
aussi oui, mais on ne va pas citer tout son pedigree (allant de Pitch Black à l’univers Star Wars également ^^)
Oui mais Vala Mal Doran c’est son second rôle le plus emblématique après celui d’Aeryn Sun, quand la série Farscape avait ete annulée, Claudia Black et Ben Browder ont été rejoint dans la foulée le casting de Stargate SG-1 car les deux séries étaient diffusées sur la même chaine aux USA
peut-être, mais pour votre humble serviteur, l’importance de Claudia Black dans Farscape est bien plus prépondérante que son rôle dans les saisons finales de Stargate SG1 ^^
Je viens de m’apercevoir que j’ai fais une faute de frappe dans mon précédent commentaire, vous avez la possibilité de corriger ? Cordialement.