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Accueil - Critique Sirocco et le Royaume des courants d’air : Benoît Chieux saisit le souffle du vent
© Sacrebleu Productions, Take Five, Ciel de Paris
© Sacrebleu Productions, Take Five, Ciel de Paris
Cinéma

Critique Sirocco et le Royaume des courants d’air : Benoît Chieux saisit le souffle du vent

Lucine Bastard-Rosset Lucine Bastard-Rosset13 décembre 2023Aucun commentaireIl vous reste 4 minutes à lireUpdated:15 décembre 2023
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Benoît Chieux se lance dans la réalisation de son premier long métrage. Après plusieurs co-réalisations, dont celle avec Jacques-Remy Girerd pour Tante Hilda (2013), il livre une merveilleuse création : Sirocco et le Royaume des courants d’air. Un film d’animation porté par une vision poétique et un dessin épuré qui suit le souffle du vent.

Les films d’animation possèdent cette inclination à se tourner vers des univers fantastiques où l’imagination peut se déployer sans limite. Benoît Chieux s’inscrit dans cette lignée avec Sirocco et le Royaume des courants d’air en créant un monde étroitement relié à la réalité que deux sœurs, Juliette et Carmen (4 et 8 ans), vont fouler pour la première fois. Dès les premières images, il nous projette dans ce cosmos régi par le vent, un souffle ineffablement doux qui se dépose délicatement dans la salle grâce à la musique de Pablo Pico. 

Une lecture en profondeur

Co-écrit avec Alain Gagnol, Sirocco et le Royaume des courants d’air mêle deux espaces-temps relativement proches qui communiquent entre eux. Ils se juxtaposent à la double compréhension du récit : une lecture plus enfantine et une autre plus en profondeur, dévoilant les aspects douloureux de l’âme humaine. Telle une mise en abîme, ce Royaume naît de la pensée d’Agnès – pure chimère de son esprit ? -, écrivaine pour enfant. Elle l’invente afin de surmonter un deuil et dépasser sa solitude, celle que partage Sirocco, Seigneur des Tempêtes, condamné à ne jamais pouvoir aimer. Sirocco représente-t-il son double ? 

© Sacrebleu Productions, Take Five, Ciel de Paris

Ce long-métrage devient un voyage au cœur d’un nouveau monde et d’une histoire passée. Un étricage puissant que Juliette et Carmen parcourent, s’enfonçant toujours plus profondément dans le Royaume et la vie d’Agnès au fil de leurs aventures et rencontres. Toutes deux ne jouent pas les héroïnes capables de tout, elles possèdent leurs faiblesses, leurs peurs et ce choix fait leur profondeur. Elles se complètent par leurs caractères opposés, rappelant les deux sœurs de Mon Voisin Totoro. 

Un dessin épuré

Le film se construit autour de dessins à l’esthétique singulière provenant directement des esquisses de Benoît Chieux qui “avait besoin de travailler sur un univers personnel”. L’animation épurée procure au film une respiration, comme si le vent balayait tous les détails inutiles. A la place, les aplats de couleurs et les formes auxquelles on retire les ombres propres et portées se déploient sur l’écran et nous font rêver. La ville devient ainsi un espace où se cumulent des bâtiments vertigineux aux aspects et couleurs multiples ; le ciel, un lieu où se laisser flotter au milieu des nuages et des étoiles. 

© Sacrebleu Productions, Take Five, Ciel de Paris

On retrouve dans cette esthétique des références multiples, notamment aux pontes de l’animation japonaise, Miyazaki et Takahata. Benoît Chieux ne cache pas ces clins d’œil, expliquant la forte influence des réalisateurs et dessinateurs tels que Paul Driessen ou Grimault (Le Roi et l’Oiseau). Et tout comme eux, il aime communier image et musique. 

La musique comme “prolongation au-delà de la dimension visuelle”

La musique composée par Pablo Pico fait bien plus que ponctuer l’ensemble du film. Elle évoque le vent et on le ressent. L’orchestre qui accompagne les scènes enveloppe de cuivres, bois, cordes les images et prolonge ce souffle “au-delà de la dimension visuelle”. Le vent devient une mélodie vivante, il gémit, inspire et expire comme toute créature. 

© Sacrebleu Productions, Take Five, Ciel de Paris

L’envie de Benoît Chieux “d’aller vers une forme de mélancolie” se fait plus que perceptible. Les compositions originales entrent dans nos poitrines et ne les lâchent plus, telle une présence fantomatique qui survole un espace. La chanteuse Célia Kameni – qui prête sa voix au personnage de Selma – s’ajoute à cet envol. Improvisant les chansons lors de l’enregistrement, son lâcher prise se perçoit et nous frappe. La volupté des notes se joint à la poésie du moment, dans cette arche suspendue dans l’espace infini du ciel. 

Avec Sirocco et le Royaume des courants d’air, Benoît Chieux propose un film d’une grande richesse, à la fois visuelle et sonore. Il bâtit son monde et se montre à la hauteur des plus grands réalisateurs d’animation, nous amenant à la rencontre de personnages touchants et de petites créatures.

Sirocco et le Royaume des courants d’air sort au cinéma le 22 décembre.

Avis

8.5 Vertigineux

Pour la première fois, Benoît Chieux porte à l'écran son propre univers, créant un film vertigineux perdu dans l'immensité des cieux. Un long métrage d'animation séduisant a l'esthétique épurée, qui se tourne autant vers les enfants que les grands. Sa double lecture lui confère une grande profondeur et la musique de la hauteur. On peut le dire, Benoît Chieux a réussi à dompter le souffle du vent afin de le retranscrire à l'écran.

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