[Critique] Nocturnal Animals : beauté animale

En seulement deux films, Tom Ford a prouvé deux choses : qu’il filme les rousses comme personne et qu’il faudra compter sur lui à Hollywood, tant son Nocturnal Animals est d’une richesse absolue.

L’ennemi du beau. Celui qui fût un styliste renommé préfère désormais jeter un regard noir sur ce monde d’apparence. Son introduction magistrale dans l’univers de Susan (magnétique Amy Adams) ne fera d’ailleurs que souligner avec plus d’éclats la vacuité qui y règne. Et quand le réalisateur met en images le roman de son ex-mari, c’est pour en montrer une horreur viscérale, brutale. Ainsi naviguera-t-on deux histoires sales, angoissantes, se faisant l’écho l’une de l’autre avec une maestria indéniable.

Film d’émotions. A contrario du paraître, Nocturnal Animals se dévoile par les sentiments qu’il suscite. Dépression ou vengeance, c’est la même fragilité qui réunit les deux faces du long-métrage. La tristesse ressentie par Tony ne fait que rappeler à Susan ce qu’elle a perdu. Tom Ford manipule ainsi son récit par des mises en abyme, des métaphores, provoquant un aveuglement de l’instant pour nous ouvrir les yeux plus tard. Son cinéma n’est peut-être pas le plus accessible, mais qu’est-ce qu’il est grand !

Nocturnal Animals sort le 4 janvier 2017 en salles.

Avis

8 Brillant
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