Critique Call Me By Your Name : une romance interdite

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Au premier abord, tout porte à craindre Call Me By Your Name, septième réalisation de Luca Guadagnino. On y retrouve le paysage pastoral et le cadre bourgeois dont raffole un certain cinéma d’auteur poussiéreux, la relation ambigüe en prime.

Une insouciance fidèlement restituée. En embrassant les contours de cette si belle histoire naissante, en l’observant avec une délicatesse non feinte, Guadagnino ouvre au spectateur les clefs d’une joie diffuse mais intense. L’insouciance d’Elio est une vertu dont beaucoup perdent le fil par bienséance, ce que le récit nous rappelle avec force. En témoigne un monologue final inoubliable, écrit d’une main de maître.

Un casting idyllique. Sur le chemin du premier amour, la gravité parvient tout de même à s’immiscer grâce à un duo principal diablement alchimique. Si Armie Hammer dégage un érotisme froid mystérieux, c’est Timothée Chalamet qui lui vole la vedette. Le jeune homme fait des prouesses dans un rôle aux multiples facettes en usant de son corps comme un vecteur d’émotions. Entouré par des partenaires brillants – dont un merveilleux Michael Stuhlbarg – ce couple de comédiens rayonne dans une romance d’été douce et profonde. Immanquable.

Call Me By Your Name sort le 28 février dans les salles obscures, auréolé de plusieurs nominations aux Oscars

Avis

8.5 Bouleversant
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