Cannes 2019 – Critique Une vie cachée : on a notre Palme d’or !

D’habitude, si vous n’appréciez pas le cinéaste, ne vous inquiétez pas, cela ne risque pas de changer. Pour les autres, c’est le retour du roi.

8 ans après le triomphe de Tree of Life en compétition, Terrence Malick arrive à Cannes avec un film fleuve comme il les aime, Une vie cachée, à propos du drame intime d’un couple autrichien pendant la Seconde Guerre mondiale.

Cannes 2019 - Critique Une vie cachée : on a notre Palme d'or !

Un mot : splendide.

Malick a toujours mis en avant les paysages pour sublimer son analyse de l’humain et de sa place dans le monde. Avec sa découverte du très grand angle qui englobe l’homme dans son environnement, il y a trouvé la technique pour nourrir son art. Ainsi, tout le film est tourné entièrement à la très courte focale – voir avec la même focale – on a de ce fait une homogénéité dans le style visuel des plus marquées.

Qui plus est, on a ce sentiment de liberté qui traverse le récit, l’impression de danser avec la caméra et les personnages, d’être au plus près de leur vie et de leurs émotions. Cette sensation est renforcée par le magnifique thème musical à faire pleurer un mort.

Cannes 2019 - Critique Une vie cachée : on a notre Palme d'or !

Une vie sans histoire avec un grand  « H »

Le titre, pourtant simple, a son lot de complexité. Il parle avant tout d’une vie que personne, en dehors de ceux qui l’ont vécu, n’a eu connaissance. C’est cela qui intéresse Malick : ces êtres qui semblent avoir une vie inutile, une lutte puérile contre un monde écrasant, mais pourtant qui révèlent un drame humain de première importance. Dans Tree of Life, il faisait un portrait de l’empathie, dans Song to Song, de l’amour, dans Une vie cachée il pose une nouvelle pierre à son édifice de réflexions existentielles.

Le seul regret demeure de ne l’avoir vu qu’une fois à l’instant où j’écris. Je n’ai qu’entraperçu qu’une partie de sa beauté, vivement que j’en découvre le reste.  

Une vie cachée est en compétition officielle au Festival de Cannes 2019.

Avis

9 Sublime
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Nicolas Diolez

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