[Critique] Mise à mort du cerf sacré, le film à aimer ou à haïr

Pendant la projection de la Mise à mort du cerf sacré de Yórgos Lánthimos (Lobster), de nombreuses personnes ont quitté la salle précipitamment, car c’est le genre de cinéma qu’on haït ou qu’on adore. Nous, on adore.

La Mort réclame la Justice. Un chirurgien a fait une erreur qui a coûté la vie d’un patient. Plus tard, le fils du patient se venge sur la famille de Farrell en leur infligeant une malédiction qui peut causer leur mort… Le scénario surprend par sa noirceur, son fatalisme et son originalité. Qui plus est, avec des stars comme Farrell et Kidman pour porter le récit, le film prend vie et nous déstabilise d’autant plus.

Réalisation encore plus bizarre que son scénario. Le réalisateur dynamite les genres et ose absolument tout : de l’ultra grand angle avec travelling kubrickien, qui donne l’impression de voir le film à travers le judas d’une porte, à l’utilisation d’une musique dissonante. A la fin de la projection, on se dit : « on n’a jamais vu un tel film dans l’histoire du cinéma »… N’est-ce pas le plus beau des compliments qu’on puisse lui faire ?

Mise à mort du cerf sacré sort le 1er novembre 2017 en France et a été présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2017.

Retrouvez tous nos articles consacrés au 70e Festival de Cannes ici.

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Nicolas Diolez

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