Présentée en avant-première mondiale lors de la soirée d’inauguration de Série Mania 2026, The Testaments est une série Hulu, disponible le 8 avril sur Disney+. Un show qui s’hybride harmonieusement entre l’ambiance dystopique de The Handmaid’s Tale et les codes du teen show. Le résultat est une fiction aux débuts prometteurs dont le plus grand challenge sera de garder l’équilibre entre les deux genres.
The Handmaid’s Tale, cinq ans après
Agnes (Chase Infiniti) est une adolescente bien née. Mais à Gilead, ce statut privilégié ne lui confère aucun droit. Agnes, à l’instar de ses amies qui fréquentent la même école, Becka (Mattea Conforti), Shunammite (Rowan Blanchard) ou encore Hulda (Isolde Ardies) n’ont qu’un seul choix de vie : celui de se marier, de gré ou de force, à des hommes qu’elles n’auront pas nécessairement choisis. Comme dans The Handmaid’s Tale, dont The Testaments reprend l’action 5 ans après, les femmes n’ont aucun droit. Elles ont, en revanche, de nombreux devoirs comme celui de montrer à la population lorsqu’elles sont en capacité physique de procréer.
Si certaines jeunes femmes voient ce rite de passage comme pesant, voire invasif, Agnes, elle, attend frénétiquement ce jour qui arrive au cours des deux premiers chapitres présentés à Séries Mania 2026. Des épisodes qui marquent également l’arrivée d’une nouvelle élève, Daisy (Lucy Halliday), aussi mystérieuse qu’ambiguë. Tante Lydia (Ann Dowd), la directrice de l’école, va charger Agnes de mentorer la jeune fille et bientôt entre les deux adolescentes va naître une relation jalonnée d’incompréhensions et de moments de complicité qui laissent présager une grande richesse scénaristique pour la suite.

On en pense quoi de The Testaments ?
Les deux premiers épisodes de The Testaments ont la lourde tâche d’assurer la descendance de The Handmaid’s Tale qui, si elle s’est un peu perdue dans les dernières saisons, n’a pas volé son titre de série révolutionnaire, tout en installant une narration qui lui est propre. Aussi, Margaret Atwood, l’autrice du livre sur lequel se base cette nouvelle fiction, ainsi que Bruce Miller, le créateur, ont choisi des héroïnes jeunes qui ne connaissent rien d’autre que Gilead. À l’exception de Daisy, dont on découvre petit à petit l’ancienne vie au Canada et dont les activités nocturnes mystérieuses ajoutent une pincée de mystère particulièrement bienvenue.
Produite par Elisabeth Moss, récemment vue dans The Imperfect Women sur Netflix, qui interprétait June/Defred dans la série-mère, The Testaments nous positionne dans le sillon de jeunes femmes qui, résignées par une destinée toute tracée qui, envahies par une colère qui ne demande qu’à exploser. Et c’est justement cette diversité dans l’acceptation d’une vie qu’elles ne peuvent choisir qui rend la série extrêmement riche.
The Testaments : un teen show dystopique prometteur
L’autre pendant de The Testaments penche du côté du teen show. Malgré leur futur sombre, toutes les héroïnes restent des adolescentes parfois cruelles, souvent mesquines, qui apportent un souffle inédit dans la dystopie “atwoodienne”. Le vrai challenge scénaristique sera de garder l’équilibre entre les petits coups bas et autres chamailleries qui caractérisent les personnages de cet âge et le côté sombre qu’une fiction sur l’asservissement de la femme doit nécessairement posséder. En outre, les profondes différences entre Daisy, dont la rébellion bouillonnante est à peine voilée et Agnes, beaucoup plus docile, vont sans doute est la catalyse d’un changement qui ne manquera pas de faire des vagues.
Pour le reste, rendez-vous sur Disney Plus pour découvrir cette première saison de 10 épisodes : les trois premiers seront disponibles le mercredi 8 avril, tandis que les 7 chapitres suivants seront égrenés selon un rythme hebdomadaire, jusqu’au 27 mai.
