The Endless River : le Floyd tire sa révérence avec élégance

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Bâti sur les vestiges de The Division Bell, sorti 20 ans auparavant, The Endless River rassemble ce qui a fait le succès du groupe depuis leur création en 1965 : mélodies planantes, guitares hypnotiques, le tout orchestré par le fantôme de Richard Wright au synthé, disparu en 2008. Une lettre d’adieu sous forme de fragments, pas toujours accessibles – l’album est presque entièrement instrumental -, mais dans l’esprit de ce que Pink Floyd peut proposer de mieux.

L’album, divisé en quatre parties plus ou moins distinctes, est truffé de clin d’œils nous rappelant les grandes heures du groupe : on y retrouve les nappes de synthé de Shine On You Crazy Diamond (It’s What We Do), le groove de Time (Surfacing) ou la guitare de Run Like Hell (Allons-Y).

Si les morceaux pris indépendamment donnent l’impression de longues intros interminables s’évaporant de bout en bout, The Endless River tire sa force de son homogénéité, où le clavier de Richard Wright dialogue intensément avec David Gilmour (guitare) et Nick Mason (batterie).

Le dernier morceau, Louder Than Words  – seule chanson dotée de paroles – conclue à merveille un opus dispensable mais somme toute émouvant : il évoque la dernière étreinte entre des personnes proches et constitue le dernier morceau enregistré par le groupe, achevant l’ultime chapitre de Pink Floyd.

The Undless River de Pink Floyd, sorti le 10 novembre.

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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

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