[Test blu-ray] Whiplash, entre maître et esclave

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Il suffit parfois d’avoir une idée chevillée au corps pour faire naître un long-métrage qui marquera les mémoires. Whiplash est de cette race-là, sorti vainqueur du festival de Sundance avec un Grand Prix et le Prix du Public et écrit comme mis en scène par un jeune prodige nommé Damien Chazelle.

Ex-batteur, Chazelle suit le parcours d’un jeune musicien qui voit sa passion en grand et parvient à entrer dans la classe de Terrence Fletcher, forme d’autorité suprême qui mène à toutes les plus belles portes du pays. Là commence en réalité une complexe relation sadomasochiste entre le maître et son élève, où la souffrance autant physique que mentale de l’un ne va pas sans une certaine jouissance malsaine de l’autre.

Un pitch quelque peu conceptuel que Chazelle pousse dans ses derniers retranchements avec une science du montage ébouriffante et un jusqu’au-boutisme éprouvant, faisant viscéralement ressentir la fièvre passionnelle qui pousse parfois l’être humain jusque dans ses extrêmes limites. Littéralement soulevé par deux prestations d’acteurs au sommet, Whiplash fait fi de ses quelques carences narratives pour aboutir à un final en apothéose d’où l’on ressort littéralement groggy.

Whiplash est disponible en Blu-Ray, DVD & VOD.

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