[Test Blu-Ray] Hunger Games: La Révolte en suspens

Après un deuxième opus élevant clairement le niveau, l’accueil réservé à cette première partie finale d’Hunger Games fut pour le moins froid. Si on perçoit bien la lenteur parfois agaçante de cette introduction de luxe, les raisons de son apparent rejet puisent leurs racines dans les précédents.

Car cette première graine de Révolte conserve les qualités intrinsèques à l’Embrasement: mise en images fluide et soigneusement composée, direction artistique au poil, impeccable interprétation et montage distillant avec soin les retournements de situation. La plongée au cœur de la propagande révolutionnaire aurait pu se passer d’un long métrage entier mais l’axe est original et le traitement loin d’être aussi idiot qu’ailleurs.

Pourtant, une sensation de lassitude se niche au coin des promenades catastrophées de Jennifer Lawrence, héroïne qui passe son temps à geindre en pleine tourmente révolutionnaire. Sur qui? Josh Hutcherson, aka Peeta, centre d’attraction de cet opus de transition. L’alchimie forcée de cet improbable duo amoureux agace, déplaçant les enjeux épiques sur le petit terrain d’une lamentation mièvre. Reste donc au véritable final à bouger les lignes.

Hunger Games La Révolte : Partie 1 est disponible en Blu-Ray, DVD et VOD.

Avis

7.9 A découvrir

Sous la bien généreuse égide de Metropolitan, ce Hunger Games 3.1 brille en blu-ray de mille feux. Ou plutôt de mille loupiotes enfumées, le décor quelque peu sombre et caverneux de cet opus résistant admirablement à cet excellent transfert. Du côté du son, deux pistes sonores en DTS-HD Master Audio 7.1 qui dépotent mais qui souffrent de leur avancement technique. En effet, si vous êtes possesseurs de 5 pauvres canaux, la musique vous paraîtra fort faible puisque harmonieusement réparti sur les deux enceintes manquantes.

Du côté des bonus, c'est la fête à la grenouille pour tout amateur de cette singulière saga. Sur le premier disque, d'inutiles scènes coupées (sauf un entretien entre Peeta et Snow brisant l'effet de surprise final), le clip de Lorde et des bandes-annonces.

Sur le deuxième disque se trouve le gros de cette édition. Outre une interview promo sur la musique, c'est un énorme making-of de 2h15 qui vous attends et qui analyse toutes les étapes de la production avec des détails techniques fascinants. Une odyssée documentaire qui se complète d'un hommage poli à l'immense Seymour Hoffman. Là, difficile de retenir ses larmes devant la disparition d'un irremplaçable génie.

  • Film 6.5
  • Image 9
  • Son 8
  • Bonus 8
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