[Critique] Rectify, séance de rattrapage

Dix-neuf ans après sa condamnation pour le viol et le meurtre de sa petite amie, Daniel Holden est disculpé par des preuves ADN. De retour dans la petite ville de Paulie, en Géorgie, il doit réapprendre à vivre dans une famille recomposée aussi touchée par les événements que lui. Et ensemble, ils vont devoir faire face au monde extérieur pour lequel Daniel reste le coupable, notamment avec la réouverture de l’enquête dont il est le principal suspect.

Portée par un Aden Young magistral et ambigu et des seconds rôles (pas si secondaires) toujours justes, Rectify propose, à travers des images sublimes, des flashback judicieux, et des dialogues puissants, un regard nouveau sur les thèmes de la culpabilité, du pardon, de la déshumanisation carcérale, ou encore de la religion.

Sûrement jugée trop cérébrale par ses consœurs, la chaîne Arte a fait la bonne affaire en s’octroyant ce petit bijou social créé par Ray McKinnon. La première saison de six épisodes sera diffusée du 16 au 30 octobre. La deuxième saison de dix épisodes a déjà été diffusée de l’autre côté de l’Atlantique et devrait donc logiquement suivre.

Une critique écrite par Simon D. Réhon

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