[Critique] Pas Son Genre mais le nôtre

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La rencontre improbable entre le philosophe et la coiffeuse, le passionné de livres et la chanteuse de karaoké, l’amateur de Kant et la fan de Jennifer Aniston. En réalisant Pas Son Genre, Lucas Belvaux traite du clivage entre les classes sociales avec justesse, tendresse, tristesse. Une histoire impossible et pourtant, on veut y croire.

Le film doit beaucoup à sa distribution. Si les yeux de Loïc Corbery ne nous laissent pas de marbre, Emilie Dequenne brille de mille feux. Tour à tour espiègle, aimante ou extraordinairement forte, l’actrice se montre tout simplement sublime. D’un regard elle nous attire, d’un sourire on tombe amoureux, d’une larme elle nous brise le cœur.

Touchant et drôle, Pas Son Genre s’amuse à prendre à contre-pied les schémas ressassés des romances à l’eau de rose, notamment lors d’un dernier quart exceptionnel devant lequel on ne peut rester indifférent. On en vient à lui pardonner ses petites fautes de rythme, ses clichés inévitables, car son but est atteint : il nous émeut et d’une belle manière.

Pas Son Genre est au cinéma depuis le 30 avril 2014

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