[Critique] Paradise Lost et (un peu) d’Escobar

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Dans la pénombre d’une pièce aux veloutes tropicales se dessine la forme monstrueuse d’une légende du mal. Et si tout le doigté artistique de la séquence d’ouverture nous fait sentir qu’il s’agit là du célèbre Pablo Escobar, c’est véritablement la carrure du lion vieillissant adoptée par un hallucinant Benicio Del Toro qui nous la rend vibrante, impression renforcée durant l’entièreté de ce Paradise Lost.

L’ombre de cet acteur de génie plane sur un projet qui se propose de prendre le parti de Nick, occidental un peu paumé qui tombe fou amoureux de la nièce du narcotrafiquant. Idée pas complètement absurde et payante dans la dimension véritablement effrayante qu’elle donne du Colombien tant aimé par son peuple. Pour le reste, Andrea Di Stefano voit les choses en scope et use d’artifices grandiloquents plutôt pesants.

La véritable béquille de ce projet tient dans une narration qui ne donne pas corps au parcours de Nick et à ses multiples errances mais cherche pourtant à toucher une certaine grâce par des envolées musicales ou une histoire amoureuse trop vite expédiée. Et étrange virage que celui opéré au trois-quarts vers le film à suspens un peu terne, là où on aurait aimé creuser la fascination exercée par l’insaisissable Pablo Escobar.

Paradise Lost sort le 5 Novembre 2014 en salles.

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Avis

6 Pas assez de Benicio
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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