[Critique] Love is strange (but beautiful)

George et Ben, 39 ans de vie commune et un mariage qui dérange une institution religieuse. Et les voilà assis devant un concerto de Chopin, les larmes qui grimpent jusqu’aux paupières et leurs mains qui s’étreignent. Une image en forme de note d’intention pour Love is strange, peu enclin à révolutionner une formule mais d’une grande justesse.

Tout l’enjeu repose sur ce couple obligé de vivre son amour éloigné loin l’un de l’autre, dans un environnement qu’ils n’imaginaient pas étranger. En plein Manhattan bourgeois, Alfred Molina et John Lithgow se voient offrir deux rôles éminemment touchants et travaillés, peut-être même parmi leurs meilleures interprétations au cinéma. Leur alchimie est immédiate et leur pureté émouvante.

Voulant également s’aventurer sur le terrain de la fresque amoureuse sur plusieurs générations, Ira Sachs promène sa caméra au niveau de ses personnages et les fait interagir avec doigté et bon goût. Peut-être trop d’ailleurs étant donné la propension du projet à caresser la chronique « Allenienne » (au sens de Woody) sans agiter leur tout d’un peu plus de personnalité ou de saveur. Film sensible, c’est déjà bien.

Love is strange sort le 12 novembre en salles, après son passage dans de multiples festivals (Deauville, Berlin, Sundance).

Avis

7 À voir
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