[Critique] Full Contact, folie dans Lam

A l’instar du À Toute Epreuve signé John Woo et sorti la même année, Full Contact fait office de véritable carte de visite pour Ringo Lam, sans aucun doute un des cinéastes hongkongais les plus mésestimés de son temps. Pas étonnant d’ailleurs de l’avoir vu tenté une expérience hollywoodienne peu de temps après.

Basé sur le bon vieux principe d’une vengeance sanglante et impitoyable, Full Contact fait office de catalyseur bruyant et ultra-stylisé de toutes les angoisses chères à son cinéaste, comme l’incertitude du monde et sa gangrène morale. Lam n’a pas peur de se laisser aller à tout les excès (incroyable vue subjective sur la trajectoire d’une balle par exemple) ni de laisser se dégager un charme furieusement d’époque, avec riffs électroniques et vestes rococo de rigueur.

Sauf que Lam a l’intelligence d’encapsuler ses folies avec une science du cadre et un art du montage imparables, transformant une sorte de bande dessinée en objet visuel superbement accrocheur. On se laisse littéralement pénétrer par cet univers singulier et ses personnages iconiques, qu’un casting de renom sert à merveille (Chow Yun-Fat ici au sommet de son charisme) et qui font de Full Contact un film à estimer d’un œil averti.

Full Contact est sorti en DVD dans une superbe édition chez HK Vidéo.

Avis

8.0 Incontournable
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