[Critique] Vincent n’a pas d’écailles : l’Aquaman français

Il y a des super-héros, des héros sans pouvoir, et il y a Vincent qui a des super-pouvoirs mais ne veut pas être un héros. Bien loin du cliché Hollywoodien, Thomas Salvador réalise le premier film de genre français, garanti 100% bio.

Les capacités de Vincent se décuplent au contact de l’eau. Une faculté l’obligeant à vivre en marge de la société et à rechercher la tranquillité des petits villages à proximité des grands lacs et rivières. Une vie pastorale où les relations se créent avec peu de mots. Réalisé à l’ancienne sans aucun effet numérique, le film ne parle pas du surhomme pour s’intéresser à l’homme et à sa marginalité, désireux d’aller vers les autres sans savoir comment partager son don. Au-delà de son humanisme, Vincent n’a pas d’écailles n’hésite pas à glisser quelques références humoristiques à ses homologues américains notamment avec un « essayage de costume » décalé.

Le seul regret vient du manque d’ambition du sujet. Thomas Salvador arrive très vite au bout de son idée et le film s’essouffle. Le réalisateur de nombreux courts-métrages récompensés a été rattrapé par ses vieilles habitudes et fait un bon long avec ce qui aurait pu être un fantastique court.

Vincent n’a pas d’écailles sort le 18 février 2015 chez nous

Avis

7,5 Beau et original
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