[Critique] Vers la lumière, des regards et de l’émotion

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C’est l’histoire d’un photographe devenu malvoyant et d’une jeune femme dont le métier est de décrire ce qui passe dans un film afin de rendre sensible l’invisible aux aveugles. Comme pour le précédent long-métrage de Naomi Kawase (Les délices de Tokyo), on a pleuré à chaudes larmes devant Vers la lumière.

De l’émotion pure. En rapprochant au maximum sa caméra des personnages, Kawase plonge notre regard dans celui des protagonistes afin qu’on puisse mieux saisir la complexité de leurs sentiments et leur façon de percevoir le monde, ce qui rend le film d’autant plus émouvant. De plus, on a le droit à une somptueuse bande-originale composée par le musicien franco-libanais, Ibrahim Maalouf, qui participe à sublimer les émotions. Bref, on peut dire que la cinéaste sait comment parler directement au cœur du spectateur…

Perdre ce qui fait ce que nous sommes. Que faire quand on a perdu l’essence même de sa vie ? Il semble y avoir un semblant de réponse grâce à ceux qui travaillent sur l’audio-description des films, à qui Kawase rend un vibrant hommage, car la vie peut reprendre du sens lorsqu’on retrouve un peu d’espoir et de lumière (même imaginée). Magnifique.

Vers la lumière sort le 10 janvier 2018 en France et a été présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2017.

Retrouvez tous nos articles consacrés au 70e Festival de Cannes ici.

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Avis

8,5 émouvant !
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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