[Critique] Une histoire d’amour et de ténèbres, premier Portman

L’écueil du premier film recquiert de la part du critique qui le découvre un certain recul. Il se double d’une bienveillance lorsque l’auteur du baptême en question n’est autre que Natalie Portman, cible ultra-médiatique provoquant une attente supplémentaire. En dépit de telles préventions, Une Histoire d’Amour et de Ténèbres ne constitue pas une mémorable entrée en matière.

Portman questionne le dé et l’en-racinement en plein Jérusalem avec une position toute personnelle sur le sujet. Elle met en scène un certain idéal juif contrarié et l’illustre lors de multiples rêveries avec un minimum de subtilité. Délivrant quelques vérités générales lapidaires (voix-off et flash-backs bien lourds à l’appui), Portman oscille entre un récit linéaire et la fable contée.

Progressivement, le récit dessine un sombre portrait d’enfance brisée et atteint ici et là quelques regards hantés par la colère. Sauf qu’il émerge au sein d’une esthétique parmi les plus laides qui soient, atteint du mal chronique d’une vision passée en teinte sépia saturé à l’excès. Pris entre la valeur du sujet et son illustration « über-soulignée », voilà un premier film pour le moins décevant.

Une histoire d’amour et de ténèbres n’a pas encore de date de sortie après sa présentation en séance spécial cannoise.

Avis

4 Décevant
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