[Critique] Togetherness saison 1 : crises de quadras

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L’histoire de Brett (Mark Duplass) et Michelle Pierson (Melanie Lynskey) n’a rien d’extraordinaire en soi dans ce Togertherness. C’est celle d’un couple ordinaire qui tente de réanimer une flamme disparue tout en éduquant deux enfants. Viennent se greffer à ce tableau décrépi un meilleur ami, Alex Pappas (Steve Zissis), acteur raté, dégarni et rondouillard et Tina (Amanda Peet), sœur de Michelle, superficielle, égoïste, et fraîchement larguée pour la énième fois.

Petite série (saison de huit épisodes), Togetherness puise son originalité dans l’écriture, dans ses dialogues profonds et lourds de sens, dans le traitement de ses personnages en mal d’être et de ce qui les lie et les délie. Tous au bout d’un rouleau qui n’est jamais le même, aucun n’est épargné à travers des introspections et des réflexions à vive voix permanentes. À la différence d’autres comédies dramatiques où les secrets maintiennent le récit, ici, ce sont les vérités qui font office de fondations à mesure que les protagonistes eux, s’effondrent. Malgré des apparences parfois trompeuses, Togetherness explore le fond, du début à la fin, mais avec tendresse et classe, avec sensibilité et finesse.

Une saison deux a d’ores et déjà été commandée.

Critique écrite par Simon  D. Réhon

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