[Critique] Raggasonic, Raggamuffin dans les veines

Grâce à Raggasonic il y a vingt ans, le raggamuffin sortait des bas-fonds de l’underground pour exploser aux yeux du grand public. Avec leur premier album éponyme, Big Red et Daddy Mory ont secoué la scène hip-hop et reggae.

Cet opus se base sur les fondations de cette branche consciente du dancehall. Basé sur des sonorités jamaïcaines avec un zeste de musique urbaine, une locution rapée et chantée, le tout enrobé dans une ambiance de rébellion et d’ouverture des consciences festives. En plein ère de gloire du rap nerveux et agressif de NTM, Raggasonic arrive avec une volonté de donner des envies de réflexion à la jeunesse populaire dans une logique internationaliste de paix (Bleu blanc rouge).

Avec le recul, même si les thèmes semblent un peu clichés, les mises en garde du duo francilien – sur le SIDA (J’entends Parler), les drogues dures (Légalisez la Ganja), les inégalités sociales (les riches) – résonnent d’autant plus fort à notre époque.

« Raggasonic » de Raggasonic sorti en 1995.

Article écrit par Julien Ferreira.

Avis

7 Classique
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