[Critique] Quand vient la nuit : des étoiles un peu pâles

Il est difficile de faire du neuf avec des thèmes aussi classiques que celui de la pègre, du bon samaritain ou de la femme en reconstruction. Surtout quand on intègre à l’intrigue le bon vieux personnage psychologiquement instable (campé par l’excellent Matthias Schoenearts) pour fournir un prétexte facile aux complications bancales d’un scénario finalement sans grande surprise.

Le sort de Quand vient la nuit tient peut-être seulement à cette révélation anecdotique finale, ou au charme torturé d’une Noomi Rapace dont le personnage manque de minutes à l’écran. Car si le regretté James Gandolfini et Tom Hardy jouent juste, leur classe n’éclate qu’en de rares occasions tant ils semblent engoncés dans des rôles sans force, entre chaud et froid, entre passion et ennui.

Si on prend plaisir à suivre jusqu’au bout cette introduction américaine de Roskam (réalisateur de Bullhead) dans laquelle ce barman socialement inadapté est tenaillé entre l’ancien propriétaire de son nouveau chien, la mafia tchétchène, son patron de cousin, et son amourette naissante, le goût de vide et de déjà-vu qui subsiste depuis la première minute ne fait toutefois de Quand vient la nuit qu’une copie passable mais prometteuse au test d’entrée à Hollywood.

Quand vient la nuit est sorti le 12 novembre 2014

Critique écrite par Simon D. Réhon

Avis

6,5 Passable
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