[Critique] Prémonitions, on l’avait déjà-vu venir

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Avec Prémonitions, Afonso Poyart signe son premier film américain et nous livre un thriller malheureusement convenu que le duo d’acteurs impeccables peine à maintenir dans l’originalité.

A base de visions prémonitoires par contact tactile, Anthony Hopkins traque Colin Farrell, un tueur en série aux mêmes dons que les siens et tous deux déambulent dans une suite de références du genre. On retrouve les douleurs empathiques de Minority Report et le jeu du die-and-retry de Next. Deux précogs qui tentent tour à tour d’éviter leur destinée fatale à l’aide d’un puzzle de visions brouillonnes qui s’assemblent en un final dramatiquement déjà-vu et incohérent.

Cependant Prémonitions brille par son casting à contre emploi où Hannibal Hopkins est un gentil ex-flic glacial, attirant la caméra comme un aimant à agneaux. Face à lui, le méchant Farrell n’arrive face à l’objectif qu’au dernier tiers du film, plaçant le spectateur aux côtés des enquêteurs, subissant le manège manipulateur et égocentrique du tueur.

Des scènes d’actions plutôt bien filmées, contrastant avec des zooms inutiles lors des dialogues et une course poursuite erratique, Prémonitions reste un bon divertissement momentané qui sera pourtant vite oublié.

Prémonitions est sorti le 9 septembre 2015

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