[Critique] Ouest Side, le début de la fin pour Booba

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Nous sommes en 2006, Booba est un artiste reconnu par ses pairs, tant pour ses performances en groupe avec Lunatic, que pour ses deux premiers albums solo – disques d’or – Temps Mort et Panthéon. La voix et le flow font du rappeur des Hauts-de-Seine un personnage unique de la scène hip/hop française.

Avec l’album Ouest Side, Élie Yaffa est à la croisée des chemins : tomber dans la facilité avec du gangsta rap commercial sans saveur ou continuer de se démarquer avec des textes engagés sur des rythmiques à l’accent américain.

B2O choisit alors les deux. Pitbull et Au bout des Rêves sont deux titres à l’écriture inspirée qui évoquent assez bien le dilemme de l’artiste parti d’en bas et qui doit choisir un cap maintenant qu’il a réussi. Le reste de l’opus est un mélange de sons égocentriques, bling-bling, abordant les sujets trépidants de l’argent facile, de la sexualité et de l’illégalité.

Mais il faut avouer que la production musicale est de très bonne qualité, les featurings donnent du crédit à l’œuvre (Akon, Mac Tyer) et les tubes (Boulbi, Garde la pêche) de ce troisième album du Duc de Boulogne (meilleur titre de l’album) sont désormais des classiques.

Ouest Side de Booba est sorti le 12 février 2006.

Article écrit par Julien Ferreira.

Avis

6.5 Passable
  • User Ratings (3 Votes) 7.6
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