[Critique] Oldboy, quand le talent ne prend pas une ride

Spike Lee s’en est mordu les doigts, et il y a de quoi : on ne dépasse pas le maître. Park Chan-wook déploie son talent avec le deuxième opus de sa trilogie de la vengeance, une adaptation d’un manga populaire : Oldboy.

Oh Dae-su, un homme alcoolique et peu fréquentable, est enfermé pendant 15 ans. À sa sortie, un seul objectif : retrouver son geôlier. Sur sa route, il croise la jeune Mi-do, qui lui viendra en aide dans sa quête de la vérité.

Contrairement aux films de la même trempe plus terre à terre, Oldboy possède cette touche surnaturelle et déconcertante qui le rend totalement unique dans la grande machine sud-coréenne. Ce parti pris du fantastique se retrouve dans la réalisation, à la fois troublante et sublime dans les choix de cadrage et du montage.

Et que dire de son final où Park Chan-wook parvient à créer un véritable malaise et un dégoût prononcé lors de l’ultime révélation, choquante, mais omniprésente. Un pur moment de magie. Sans parler du duo Choi Min-sik et Yu Ji-tae qui défient dans chacune de leurs apparitions la loi de la perfection.

Oldboy, sûrement LE thriller sud-coréen inévitable quand on découvre ce type de cinéma asiatique.

Oldboy est sorti le 21 novembre 2003.

Article écrit par Cécile Ravidat.

Avis

10 La perfection à l'état pur
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