[Critique] Manchester By The Sea vogue entre puissance et classicisme

Tout juste nommé aux Golden Globes et sans doute bientôt aux Oscars, Manchester By The Sea n’est peut-être pas le chef-d’œuvre annoncé …

Portrait. Celui d’un homme brisé qui tait ses souffrances. D’extérieur presque mutique, il n’en est pas moins un tourbillon d’émotions, sorte de volcan constamment sur le point d’exploser. Immense performance d’un Casey Affleck qui arrive à tant exprimer avec si peu à dire.
Vecteur (trop) attendu d’une reconstruction familiale et d’une rédemption tant recherchée, le neveu (flamboyant Lucas Hedges), assume le rôle de pendant presque optimiste de son oncle, quitte à être la source d’un humour inattendu, sorte de respiration dans une mer battue par des flots de mélancolie.

(Trop) classique. Suivant le schéma un brin éculé du retour aux sources, Manchester By The Sea accumule les faiblesses. La réalisation de Lonergan oscille entre maladresses (à l’image de ces troublants flash-backs que rien ne vient différencier de la réalité) et effacement pur et simple face à son sujet. Mélodrame épuré, cette quête de soi et de la rédemption nous tient alors paradoxalement à distance,  refusant de nous livrer les émotions qu’elle cherche tant à fait naître.

Manchester By The Sea sort en salles le 14 décembre 2016.

Avis

5 Mélancolie quand tu nous tiens
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