[Critique] Le Petit Homme (deviendra grand)

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Le Petit Homme, compétiteur du festival berlinois de l’année dernière, narre une situation des plus tristement classique. Celle de Ramasan, jeune tchétchène de 11 ans qui doit assumer en plein camp de réfugiés autrichien la position du pater mort en guerre. D’où récit initiatique, chronique sociale et autre quatre cente coups précoces.

Cette panoplie usuelle d’un certain cinéma d’auteur à portée sociale est pourtant traversée ici par une chaude humanité. Cette dernière s’exprime à travers une absence salvatrice de pathos comme de musique envahissante, laissant son spectateur maitre du regard à adopter. Mieux, chaque être se montre empreint d’une volonté de bien faire, de l’autorité religieuse au melting-pot ensoleillé en plein jardin d’enfants.

Sudabeh Mortezai – dont c’est le premier long de fiction – enserre d’ailleurs son courageux Ramasan d’une lumière inhabituelle mais rafraichissante vu le milieu dépeint. Malgré tout, la distance respectueuse prise par la mise en scène empêche un récit frôlant l’indignation de se montrer éclatant, laissant quelques longueurs envahir ce Petit Homme. Pour un premier essai, voilà qui mérite tout de même l’attention.

Le Petit Homme sort le 25 Mars 2015 en salles.

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7 À découvrir
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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