[Critique] Le Fondateur, un loup dans la bergerie Mcdonald’s

Après Birdman, Michael Keaton n’en finit plus d’emporter notre totale adhésion. Dans Le Fondateur, il interprète Ray Kroc, un ambitieux homme d’affaire qui rencontre dans les années 50 les frères McDonald. Très vite, il va intégrer le monde du pas encore célèbre restaurateur… Pour le meilleur et pour le pire.

« Pour faire un bon film il faut trois choses : une bonne histoire, une bonne histoire et une bonne histoire ». Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le grand Jean Gabin. Cette phrase prend tout son sens dans Le Fondateur : Robert D. Siegel a écrit un scénario puissant grâce au personnage de Michael Keaton qui évolue subtilement tout le long du récit et qui met le spectateur dans tout ses états. On l’aime, on le déteste, on rit de lui, on est effrayé par lui… Bref, Ray Kroc se révèle fascinant par son ambiguïté.

Le film a tout de même un talon d’Achille : la réalisation. En effet, la mise en scène de John Lee Hancock demeure efficace – parce qu’il a un bon scénario – et le rythme très soutenu – parce qu’il a un bon scénario – mais il applique un modèle sans personnalité. Or, on se dit que Fincher ou J.C Chandor auraient aisément transcendé cette histoire… Ce qui pouvait faire passer Le Fondateur de la catégorie des bons films à (peut-être) la catégorie des classiques.

Le Fondateur sort le 28 décembre 2016.

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Nicolas Diolez

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