[Critique] 13 : Indochine, entre spleen et idéal

Indochine nous revient avec 13, treizième album sans grande originalité, entre douce mélancolie et new wave dansante.

Spleen. Indochine a donc choisit son camp. Pour la bande à Sirkis, le nombre 13 est le signe d’un spleen profond, entre perte des idoles (Station 13; Henry Darger), dégénérescence du monde (Trump le Monde; Kimono dans l’ambulance) et divagations sur la mort (à peu près tout l’album). Des thèmes loin d’être inédits chez le groupe français qui aborde les problèmes liés à notre époque de manière toujours aussi frontale, comme un état d’urgence.

Retour aux sources. Musicalement, Indochine a misé au contraire sur des compositions assez dansantes, offrant à l’album une atmosphère axée revival 80’s et donc très à la mode, notamment sur les titres Tomboy 1 et Suffragettes BB aux accents féministes, le morceau le plus mémorable de 13. Le synthés et le mix vintage un peu kitsch de la batterie sont omniprésents, nous rappelant la première période du groupe. Globalement, si les sonorités reggae de Trump Le monde dénotent un peu, 13 reste un album prévisible et ravira surtout les fans de la première heure.

13 d’Indochine est sorti le 8 septembre 2017

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Avis

6.0 Prévisible
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En charge de la rubrique musique depuis la nuit des temps ou presque (mot de Allan : qu’il dit !). Amateur de rock gras et dégoulinant mais pas que. « Le rock c’est, t’arrive, tu prends une guitare et tu sais pas si elle va marcher, c’est ça le rock ! Tu prends des risques, t’as peur ! »

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