Critique Harry Potter et la Coupe de Feu : adaptation éprouvée et adoubée

D’emblée Harry Potter et la Coupe de Feu assume son identité forte. Sous la direction de Mike Newell (Quatre Mariages et un Enterrement), la quatrième année du jeune sorcier à Poudlard est marquée par le Tournoi des Trois Sorciers, une sorte de jeux olympiques de l’extrême interdit aux Moldus.

Accio-Action ! Harry Potter et le Coupe de Feu joue de sa position de quatrième film pour zapper les scènes d’expositions. D’abord envisagé de sortir en deux parties, l’intrigue du livre a finalement été condensée en un film pour un résultat…satisfaisant (si on n’est pas un Pottermaniac). Alors oui, cela donne quelquefois un sentiment de précipitation mais jamais de bâclage (nuance !). L’intrigue reste lisible pour ceux qui…bah n’auraient pas lu les bouquins, et les nouveaux personnages, notamment le lunatique Maugrey Fol-Œil et la cavalière Rita Skeeter, sont assez bien introduits.

Épopée noble. Le style de Newell, bien que personnel, est fidèle à l’esprit « british » des romans et témoigne d’une belle approche des personnages (en particulier le trio Harry-Ron-Hermione). Entre Harry, amour et rock’n’roll (« oh Hermione embrasse-moi… » air connu) et les scènes d’actions intenses teintées de morbide, le réalisateur jongle adroitement avec ces deux registres qui englobent une épopée chevaleresque adolescente. Fait assez rare pour un blockbuster de ce calibre, l’émotion est pudique, habillée par une jolie partition originale de Patrick Doyle.

Harry Potter et la Coupe de feu ressort en salles dans le cadre des Marathons consacrés à partir du 12 septembre 2018.

Avis

8 Noble
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