[Critique] Grand Blanc : Mémoires Vives d’outre-tombe.

La nouvelle sensation de la scène pop-electro française sort un premier album aux contours très sombres. Grand Blanc n’a en effet de lumineux que le nom : Mémoires Vives nous plonge dans une ambiance abrupte, froide presque oppressante, où s’invitent les fantômes de Bashung et Joy Division. Un album à la fois cohérent et troublant qui ne manquera pas de se faire remarquer.

Fraîchement débarqué de Metz, le quatuor s’est fait un petit nom déjà dans le circuit du rock hexagonal. Depuis deux ans, Grand Blanc distille cold wave rocailleuse et mélodies pop au service de textes volontairement impressionnistes écrits en français. Le son est lourd, industriel, répétitif et donc étouffant. Mais s’ils revendiquent volontiers la filiation avec Joy Division ou The Cure, les quatre Messins sont avant tout des enfants de l’internet : ils écoutent de TOUT, conférant des sonorités aussi bien hip-hop, electro ou pop à l’ensemble de Mémoires Vives.

La ville et sa noirceur (solitude, oppression) est le thème principal de ce premier album. Mais ce qui marque surtout, c’est la maturité musicale atteint par ce jeune groupe : trop radical pour ne pas être esthétique, Grand Blanc se positionne incontestablement comme l’un des fers de lance de la nouvelle scène française.

Mémoires Vives de Grand Blanc, sorti le 19 février 2016.

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En charge de la rubrique musique depuis la nuit des temps ou presque (mot de Allan : qu’il dit !). Amateur de rock gras et dégoulinant mais pas que. « Le rock c’est, t’arrive, tu prends une guitare et tu sais pas si elle va marcher, c’est ça le rock ! Tu prends des risques, t’as peur ! »

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