[Critique] Giselle, le ballet d’aujourd’hui

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Si l’on en croit les propos de Toa Fraser, captateur cinématographique de ce projet aux contours atypiques, le film est destiné à avoir « une résonnance contemporaine et personnelle. » L’idée principale de Giselle est d’alterner la prise de vues du ballet signé Adolphe Adam avec la perdition à notre époque du couple central à l’histoire.

A la vue du résultat, il est difficile d’évoquer sur un pied d’égalité deux approches qui ne parviennent jamais à former un tout organique. La classique retransmission à plusieurs caméras du spectacle profite d’une scénographie simple mais enchanteresse et d’artistes à la grâce envoûtante face auxquels on succombe aisément. Pour notre plaisir, la représentation prend plus des trois-quarts du film.

Malheureusement, c’est en une dispensable percée contemporaine que Giselle voit son bat blessé. Élégamment mise en scène, celle-ci laisse figés ses deux interprètes au sein de déambulations nostalgiques comme nocturnes qui n’entretiennent qu’un rapport trouble avec le ballet. Voilà une idée qui aurait sans doute mérité un film entier pour ne pas paraître aussi brouillonne.

Giselle est disponible en DVD.

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