[Critique] Curio City : Je suis Charlie (Winston).

Avec Curio City, Charlie Winston range son costume de « folkeux » pour revêtir celui du musicien plus sûr de lui, enregistrant la plupart des instruments sur cet album pop-électro aux contours personnels et aux ambiances urbaines. S’il a su se renouveler, l’ancien « hobo » peine à séduire malgré une prise de risque élégante.

Oubliez les rythmes endiablés de Hobo et ses influences folk et rythm’and blues. S’appuyant sur une production riche en  sonorités électro, Curio City nous emmène en plein cœur de Londres, là où Charlie Winston a enregistré, dans son propre home-studio. Dès Wilderness en ouverture, on se rend compte que quelque chose a changé, même si la voix du chanteur anglais reste immédiatement reconnaissable. Les arrangements électro viennent donner une épaisseur inédite aux compositions du Britannique, livrant de fait un disque sinon mélancolique du moins plus apaisé.

Les chansons aux mélodies d’une belle évidence (Lately, Truth, Say Something), l’une des signatures de l’artiste, n’évitent pourtant pas un certain ennui à l’écoute de cet album un peu lisse, sans réelles nuances. On retiendra néanmoins le bel effort de Charlie Winston  dans sa capacité à se livrer artistiquement et se libérer de son personnage de « dandy hobo ».

Curio City de Charlie Winston, sorti le 26 janvier.

Avis

5,5 Passable
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