[Critique] La Colère d’un homme patient, voyage au bout de l’Enfer

À l’image des deux prix au Festival international du film policier de Beaune 2017, la première réalisation de Raúl Arévalo – également acteur – a marqué les esprits. La plupart des acteurs qui passent derrière la caméra ne trouvent pas souvent le succès escompté. Sauf que La Colère d’un homme patient a tout pour plaire les aficionados de film de vengeance.

Des influences et des partis pris. Avec cette même approche sale, violente et sans concession, on pense fortement à Peckinpah. À la manière d’un Chiens de paille revisité, c’est l’histoire d’un homme normal qui venge sa femme, décédée à cause d’un braquage qui a mal tourné, huit ans après les faits. Malgré les influences visibles, elles ne desservent jamais le film qui parvient à trouver son ton et à nous embarquer dans ce périple sanglant et viscéral.

Film couteau suisse. La Colère d’un homme patient prend des allures de western, de film noir, de road-movie… Qui plus est, il est tourné en 16mm – oui, la pellicule existe toujours ! – ce qui apporte une dimension crade à son image. C’est un film à la croisée des chemins qui regorge d’énergie et de talent (mention spéciale à l’acteur Luis Callejo). Tout simplement : un plaisir cinéphile.

La Colère d’un homme patient sort le 26 avril 2017.

Avis

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Nicolas Diolez

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