[Critique Blu-Ray] Le Scorpion Rouge, crise d’un spetsnaz

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Dès l’ouverture du Scorpion Rouge, quelque chose cloche. Une réunion secrète entre le KGB, un commandant cubain et Dolph Lundgren se tient avec un premier degré embarrassant, que le regard endolori de « l’acteur » amplifie. Serait-on face à un navet et non pas un nanar comme promis ? Un peu de patience et voilà que débarque un choc des cultures aussi subtil qu’une boite Banania. Difficile alors de maintenir son sérieux.

Mauvais Dolphie. Avant toutefois, il faudra saluer des séquences d’action correctement troussées, cousines lointaines du meilleur de cette époque bénie pour le genre. Dolphie peut compter sur son physique, étant donné la nullité abyssale de son jeu. Cependant, son personnage et sa psychologie brumeuse amènent à des réactions non-sensiques qui créent la surprise, voir fascinent. Et il n’est pas le seul.

Propagande. Conçu par Joseph Zito, engagé à l’aile droite du pays, Le Scorpion Rouge fait office de chasse propagandiste à la faucille et au marteau. Les peuples, soient victimes impuissantes soit tortionnaires sadiques, n’ont pas le droit à la parole, au milieu d’un film qui les assassine pour la beauté du spectacle. Une bisserie forcément drôle donc, au milieu duquel le sourire bêta de Dolphie vaut bien qu’on réunisse les copains.

Le Scorpion Rouge est disponible en Blu-Ray et DVD.

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