Cannes 2019 – jour 2 : l’art de voler un poulet

Je dois avouer que je commence sérieusement à envisager l’idée que Thierry Frémaux, le directeur de la programmation, l’a fait exprès. En effet, que ce soit Bull, The Dead Don’t Die ou encore les Misérables, tous les films commencent par l’histoire d’un poulet volé. Alors qu’on parle d’un poulet dans trois, c’est pas courant, mais qu’en plus qu’il soit volé au début de l’histoire à chaque fois, je crie au scandale. Mais que fait la société protectrice des animaux quand on a besoin d’elle ?

En parlant d’elle d’ailleurs, s’il y a bien une chose que j’ai apprise lors de cette journée. Faire du rodéo au Texas n’est pas une activité de tout repos. Moi qui me plains des petits cailloux sous ma tente, autant dire que je ne suis pas prêt à monter sur le dos d’un taureau furieux (en plus ce n’est pas vegan). Cette leçon me vient en direct du pays des cow-boys avec Bull, réalisé par Annie Silverstein, qui propose une plongée saisissante dans cet univers. Comme d’habitude, la sélection d’un certain regard n’a rien à envier à sa grande sœur, la sélection officielle.

Chicken run

Certes, je ne suis pas assez courageux (ou fou) pour faire ce sport so american. Cependant, je tiens tout de même à souligner que je suis un expert en saut de l’ange. Je savais pertinemment que cela était impossible, mais j’ai sauté quand même. Eh bien, figurez-vous que je n’ai pas loupé le sol. Pourtant, vous me comprendrez si je vous dis que c’était pour découvrir la conférence de presse de The Dead Don’t Die avec Jim Jarmusch accompagné de son casting en or massif (Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton…).

Donc, je tiens à rappeler pour ceux qui font encore l’erreur (comme moi), cela ne sert à rien d’essayer de rentrer dans la salle avec une petite accréditation presse, surtout en début de Festival où la moitié des journalistes mondiaux spécialistes du cinéma sont présents.

Sur ce, je vous laisse, j’ai faim et j’ai terriblement envie d’une cuisse de poulet.

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Nicolas Diolez

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