Cannes 2018 – Critique Ayka : au plus près de l’humain

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Étrangement, les frères Dardenne n’ont pas de film à Cannes cette année. Pas grave, car le cinéaste russe Sergey Dvortsevoy s’occupe de les remplacer avec son film Ayka, un drame sur la vie d’une immigrée à Moscou qui tente de survivre malgré des conditions insoutenables.

Une affaire de point de vue. Tout d’abord, c’est avant tout un film avec une vision forte développée par la réalisation. Ainsi, la caméra suit les tribulations du personnage de la jeune femme sans jamais la quitter. On perçoit tout à son niveau, ce qui permet d’être au plus proche de son ressenti, ce qui rappelle le cinéma des Dardenne.

Un film radical. Il s’éloigne des clichés en proposant une représentation brute de la société, sans fioriture (aucune musique) avec un scénario cruel et impitoyable et une relative absence de pathos. On a l’impression de voir un long-métrage dénudé des artifices du cinéma, mais qui pourtant révèle une vraie proposition cinématographique aussi intense que passionnante.

Ayka n’a pas encore de date de sortie chez nous.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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